Archives pour la catégorie Séminaire

Séminaire fab’mem, 7 juillet 2026. Partage de patrimoine numérisé avec les communautés dans un contexte post-post colonial. Le rôle politique des langages documentaires

Thématique : mbre principal

Intervenante : Julia Vila chargée de recherches documentaires au muséum de Toulouse

Animation  Claire Scopsi

chaise à porteurs et porteurs - en miniature - filanzana - collection du museum de Toulouse

chaise à porteurs et porteurs – en miniature – filanzana – collection du museum de Toulouse

Le post-post colonialisme désigne la période actuelle des relations avec les anciens colonisés, au cours de laquelle les liens d’influence avec l’ancienne nation colonisatrice sont distendus et se redistribuent vers d’autres zones géographiques. Dans ce contexte, des revendications de restitutions des œuvres spoliées au cours de la colonisation sont formulées et conduisent à de nouvelles attitudes et obligations pour les musées occidentaux. Des projets de numérisation et de partage de l’accès aux fonds sont lancés en France. Nous réfléchissons ici aux modifications et adaptations rendues nécessaires pour les bases de données, sites, webdocs destinées aux communautés, afin d’assurer un accès utile, adapté et serein. Les langages documentaires, porteurs des visions du monde de leurs créateurs occidentaux devront-ils être réétudiés ?

mardi 7 juillet 2026, 17h00-18h30

2, rue Conté 75003 Paris (métro Arts et Métiers)

Accès 33, 3eme étage, porte 15 salle de lecture du CREPAC-Intd

Et en visio Teams : Séminaire Fab’mem : Partage de patrimoine numérisé avec les communautés dans un contexte post-post colonial | Réunion-Joindre | Microsoft Teams

Journée d’accélération PEPR ICCARE « Les ICC contre la désinformation : quels outils créatifs et ludiques ? »

Thématique : EAC

27 Mai 2026 –  » Les formats courts, des alliés pour la formation de l’esprit critique ?  »
Stéphanie Pourquier-Jacquin

Cette journée d’accélération a pour objectif de montrer comment les ICC peuvent contribuer à lutter contre les désordres informationnels en soutenant l’Éducation aux Médias et à l’Information en favorisant l’appropriation d’une culture de l’information, le développement de l’esprit critique et une compréhension raisonnée des médias. Leur usage maîtrisé devient ainsi une ressource citoyenne, au service du droit à l’information, du débat démocratique et de la liberté d’expression.

27 Mai 2026
9h45 – 11h
Agence France Presse
13 Place de La Bourse, Paris

260527-JA4-EUPRAXIE-programme.pdf

Webinaire RENUM – 5e séance –  » Les structures culturelles et créatives face aux enjeux socio-écologiques du numérique « 

Thématique : Traces

19 Juin 2026,

Discutants : Lucas Fritz et Marta Severo, Dicen, Université Paris Nanterre

  • Vincent Moncho – Directeur du festival Octobres Numériques

Festival d’art numérique et pratiques socio-écologiques : conformités et subversions

  • Inès Selmane – Doctorante en sciences de l’action au CNAM (LIRSA) et en arts à l’Université Paris 8 (AIAC), en contrat CIFRE au Pôle Pixel

Penser l’écosophie au sein de l’écosystème de la création en environnement numérique français : l’approche des démarches low-tech

https://renum.parisnanterre.fr/webinaire/

5ème manifestation IDEKI « Didactiques, métiers de l’humain et Intelligence Collective »

Thématique : Data

Mercredi 27 Mai 2026, Tables Rondes

Coordonnée par Muriel FRISCH, Directrice scientifique d’IDEKI
Avec la collaboration de Jean-Marc Paragot, Président de l’Association AM2IDEKI & les membres du réseau IDEKI

Programme détaillé à télécharger ici: Programme IDEKI

Ci-dessous le lien vers le live Youtube pour nos auditeurs sélectionnés :
– Lien pour la diffusion du matin à partir de 9h15 : https://youtube.com/live/F29VsHlA7Nw?feature=share
– Lien pour la diffusion de l’après midi à 14h : https://youtube.com/live/4cjL9hX2nA0?feature=share

 

– En présentiel à l’Abbaye des Prémontrés de Pont-à-Mousson, et en distanciel (programme en cours de construction).
« Emergences, transférabilité et opérationnalité »

 Quatre orientations de réflexion en tables rondes de 90 mn  :

  • Les médiations et son pluriel
  • L’efficacité réflexive et ses indicateurs
  • Le(s) rapport(s) au(x) savoir(s), l’IA et les métiers de l’humain
  • Didactique adaptée, professionnalité accentuée et pratiques avancées

En croisant Recherche et Formation, Construction de dispositifs et Développement professionnel, nous maintenons notre dynamique de travail qui associe le professionnel, le praticien, le chercheur, le doctorant. Comme à l’accoutumé, après un cycle de recherches, de formations en réflexivité, l’équipe permanente du réseau IDEKI[1] organise un évènement pour valoriser et partager quelques moments, traces, mises en forme du travail effectué. Nos réflexions se situent dans la tradition d’un constructivisme épistémologique (rapport entre information-savoir et connaissance ; construction de savoirs ; construction didactique et de savoirs) et de la prise en compte des trajectoires singulières et des processus de formation et de recherche.

Nous allons réfléchir en « Tables Rondes » sur : les « Emergences, la transférabilité et l’opérationnalité ». Le Travail est donc mené en interaction au sein de ce que nous nommons la « première Couronne » (en présentiel) et avec la « deuxième Couronne ».[2], en intelligence collective et aux croisements de disciplines scientifiques (SEF, SIC, Informatique) ; de champs de recherche (Didactique de l’information-documentation et autres formes de didactiques, clinique, développement professionnel) ; de pratiques ; de paradigmes distincts : « constructivisme épistémologique », « efficacité réflexive », « organisation des connaissances ;  d’objets de recherche ; de réflexion et d’univers professionnels variés (métiers de l’information, de la documentation, de la communication, du soin, de la formation, de la médiation, de l’innovation) .
Nous pouvons investir le concept émergent « d’interaction didactique » qui consiste « à mettre en interaction des éléments constitutifs d’une matrice qui nous aide à construire, lire, observer ce qui « se joue » dans une activité professionnelle, une pratique professionnelle, un Faire… (Frisch, 2016). Au fil des années, en tant que pilotes des recherches, des recherche-action-formation, des recherches collectives et collaboratives, nous avons bâti un cadre interdisciplinaire, notre propre architecture conceptuelle et organisé des liens, un dialogue entre des émergences. Nous tenons à la prise en compte de la singularité et du travail collectif, et, à rester « en ouverture… ».
Nous allons présenter et discuter des formes concrètes de travaux qui ont investi, à un moment donné : une entrée, un modèle, une méthode, un concept au sein d’IDEKI et qui nous permettent de penser de l’étayage pour concevoir de la formation et de futures recherches à poursuivre en Emergences, et, peut-être à relier à des programmes existants ou à venir. Depuis l’origine avec IDEKI nous travaillons en Emergences, en Cheminements, en Constructions de savoirs en nous attachant à rendre visibles des processus, de nouvelles idées, des connaissances sourcées et en respectant une déontologie et intégrité scientifique et professionnelles. Le temps semble s’accélérer toujours plus, les paradigmes de la standardisation et de la consommation semblent avoir gagné. Tous nos environnements de travail ont été impactés par les développements des IA génératives et nous devons nous adapter en permanence. Nous assistons « impuissants » à un phénomène récurent depuis la bibliothèque d’Alexandrie, celui de l’illusion que tout peut être rassemblé au même endroit. Et le problème actuel est que l’enjeu et l’objet du rassemblement n’est plus le savoir. Au sein d’IDEKI, nous avons toujours pris en considération les évolutions technologiques : numériques, intellectuelles, mais aujourd’hui nous sommes à un moment très particulier de notre histoire, on veut tout faire simplement, rapidement, et, avec un seul outil ainsi réputé efficace. Des pratiques, des méthodes, des techniques professionnelles, scientifiques, culturelles se perdent, la norme culturelle devient celle de l’utilisation à moindre coût. Standardisation, simplification, rapidité, riment rarement avec spécification, contextualisation, spécificité. Ce qui relève de la nuance, de l’implicite, de la négociation, des échanges, de l’écoute et de l’accompagnement et qui prend du temps paraît relégué au second plan. Certaines structures passent plus de temps à contrôler, vérifier, superviser qu’à créer, élaborer,  co-construire en fonction d’une culture commune, d’un référent commun, d’un projet partagé. Les commentateurs, certains concepteurs et grands groupes font du bruit, orchestrent le bruit, « info-polluent », organisent l’infobésité, se souciant peu de la qualité des données proposée aux systèmes. Les logiques sémantique, analytique, conceptuelle, de structuration ne prévalent plus.  Nous nous posons de nouvelles questions : à l’heure des IA génératives comment articuler une logique de « mot-concept » et poursuivre l’organisation de formes de caractérisations qui y sont reliés ? Comment avancer avec ces révolutions technologiques et préserver l’intérêt d’un thesaurus émergent ? Allons-nous devoir intégrer l’IA générative à notre système ? Comment combiner nos savoirs en cours d’élaboration, nos connaissances (appropriées ou pas) à ces évolutions technologiques ? Avec IDEKI nous avons continué à penser à partir de ce qui est fait, à un instant T, par l’analyse de l’existant au rythme de chacun tout en cherchant à le caractériser. Nous avons continué à respecter l’auteur d’une trace (quel qu’il soit), à tenir compte de la traçabilité de la source avec un raisonnement contextualisé. Quid de la prise en compte de nos raisonnements et cheminements par la machine ? En tant qu’être singulier et dans nos métiers nous devons continuer à les penser, les rendre visibles, les exposer, les expliciter pour faire sens. Nous avons donc depuis 2009, esquissé de nombreuses perspectives de mouvements de savoirs, produit des documents, des traces, nous pourrions dire de la « little datas ». Comme le coquelicot, nous réapparaissons avec une forme de régularité, de manière authentique, bienveillante et intègre. Les échanges des quatre tables rondes successives seront enregistrés puis disponibles à partir du site idéki.org et partageables.

Les questions au sein d’IDEKI :

– comment le travail au sein d’IDEKI dans une optique interdisciplinaire, multi référencée, complexe et pluricatégoriel contribue-t-il à faire dialoguer les savoirs et à produire de la vulgarisation scientifique ?

– comment les résultats produits en lien avec une recherche menée par un ou des membres du réseau IDEKI permettent-ils de faire évoluer des pratiques professionnelles ; voire des dispositifs dans des organisations ?

Si vous souhaitez contribuer à cette journée dans un esprit d’ouverture, d’intelligence collective vous pouvez contacter :

Muriel.frisch@lecnam.net

Pour faire connaissance avec le lieu :

https://www.abbaye-premontres.com/

[1] Information-Innovation-Didactiques-Documentation-Education-Knowledge-Ingénierie

[2] Dispositif élaboré par Paragot et Frisch permettant des jeux d’interactions et de participation en présentiel et en distanciel.

11ème Rencontres Jeunes Chercheuses et Chercheurs en EIAH

Thématiques : Intelligencembre principal

Le cycle de vie des référentiels de compétences aux prismes des EIAHs : quels enjeux pour les enseignants et pour les apprenants, les acteurs académiques et non-académiques ?

Prénom, nom, et mails des porteurs de l’atelier :

  • Olivier CHAMPALLE, Maitre de Conférences en informatique au Dicen
  • Hafida HAMMADI, Docteure en SIC au Dicen
  • Claudie MEYER, Maitresse de Conférences en Sciences de Gestion au Dicen
  • Etienne-Armand AMATO, Maitre de Conférences en SIC au Dicen

5 mots-clés de description de l’atelier :

compétences, référentiels, cycle de vie, EIAHs, pédagogie

Description et appel à inscription pour votre atelier :

Notre atelier s’inscrit dans la continuité d’une journée de recherche Universitaire et Professionnelle, «COMPETANK’26 : approche critique des dispositifs formatifs basés sur les compétences»[1] initiée par un groupe de travail “Compétences, et après ?”[2] née au sein du laboratoire DICEN (Dispositif d’Information et de Communication à l’Ere Numérique).

Cette journée a rassemblée des enseignants, des chercheurs et praticiens pour interroger la notion de “compétence” et de « cycle de vie des compétences » en termes de fonctionnements, théories, valeurs et effets sur leur pratiques.

Les référentiels de compétences constituent aujourd’hui l’armature des diplômes et des formations, autant qu’un outil pour l’analyse des métiers. Il importe de les étudier globalement mais aussi étapes par étapes (Figure 1) pour saisir en quoi ils informent, impactent nos pratiques et déterminent une certaine conception du sujet apprenant, de l’institution et du monde professionnel.

Figure 1 : Cycle de vie des compétences (production du groupe de travail “Compétences, et après ?” )

Nous pensons que le cycle de vie d’un référentiel de compétences d’une formation comporte différentes étapes et inter-relations fortes et mouvantes entre acteurs académiques et non-académique avec une vision et une relation aux compétences parfois très différentes mais nécessaires.

L’atelier que nous proposons pour les RJC-EIAH 2026 a pour objectif :

  1. d’ouvrir et partager les résultats des travaux de recherche du groupe “Compétences, et après ?” autour de son approche « cycle de vie des référentiels de compétences » ;
  2. d’approfondir les réflexions en particulier sur l’intégration et l’usage des EIAHs dans un tel cycle de vie ainsi que des tensions qui pourraient en naître.

Cet atelier exploratoire vise donc à échanger avec différents acteurs de la recherche et de faire émerger des thématiques de recherche et de nouvelles collaborations.

Nous nous adressons donc :

  • aux enseignants et responsables de formation,
  • aux ingénieurs pédagogiques et acteurs de l’accompagnement,
  • aux chercheurs et doctorants,
  • plus largement, aux acteurs institutionnels concernés par la formation par compétences

[1] www.dicen-idf.org/competenk-journee-de-recherche-universitaire-et-professionnelle/

[2]https://diceni2ts.hypotheses.org/197

Séminaire Data – Document – Médiation – 3 juin 2026 – 9h30-12h30

Thématiques : Datambre principalmbre secondairesponsable de la thématique

Lien Teams  : https://teams.microsoft.com/meet/33378266399862?p=mTXsdrk8sQB6qzQF8r

La communication Humains-données.

Séminaire Data · Document · Médiation – 3 juin 2026, 9h30-13h,  CNAM, 2 rue Conté, Paris 3, métro Arts et Métiers. Salle 31.2.87 (accès 31 au 2ème étage, salle 87).

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Argumentaire

Nous vivons un moment charnière dans l’histoire des relations entre les humains, les technologies et les données.

Pendant plusieurs décennies, la relation entre l’humain et la machine a été pensée selon une logique relativement asymétrique : l’humain produisait du sens, prenait les décisions et interprétait le monde ; la machine stockait, calculait et exécutait. Les données apparaissaient alors comme de simples traces ou ressources au service de l’activité humaine.

Aujourd’hui, cette relation s’est profondément transformée. Les systèmes numériques contemporains ne se contentent plus d’enregistrer les activités humaines : ils les modélisent, les interprètent et influencent en retour les comportements individuels et collectifs. Dans le domaine de l’éducation, cette évolution prend une dimension particulière. Les données ne servent plus seulement à documenter les apprentissages ; elles prétendent désormais les accompagner, les orienter, les prédire et parfois même les définir.

C’est cette transformation des rapports entre humains, données et systèmes algorithmiques que nous souhaitons interroger aujourd’hui.

Trois tensions structurent notre réflexion.

1. Transparence et opacité

Les systèmes d’intelligence artificielle mobilisent des volumes considérables de données comportementales, cognitives ou relationnelles. Pourtant, les mécanismes qui transforment ces données en évaluations, recommandations ou décisions demeurent souvent difficiles à comprendre.

Dans le contexte éducatif, cette opacité concerne aussi bien les apprenants que les enseignants ou les institutions. Quels critères sont mobilisés ? Quels modèles sont utilisés ? Selon quelles logiques certaines recommandations sont-elles produites plutôt que d’autres ? La promesse d’une décision fondée sur les données se heurte ainsi à la difficulté d’en rendre les mécanismes intelligibles.

2. Personnalisation et normativité

L’une des promesses les plus attractives de l’intelligence artificielle réside dans sa capacité à personnaliser les parcours d’apprentissage. Mais personnaliser à partir des données implique également de catégoriser, de comparer et de prédire.

Derrière chaque recommandation se trouvent des modèles qui définissent implicitement ce qu’est un apprenant « typique », un parcours « optimal » ou une réussite « attendue ». La personnalisation risque alors de devenir un vecteur de normalisation. Une question centrale apparaît : quelles traces de ces décisions restent accessibles à la discussion, à la critique et à la contestation ?

3. Agentivité et délégation

L’humain n’est jamais un simple récepteur des prescriptions algorithmiques. Il interprète les recommandations, les négocie, les détourne ou les contourne. Son agentivité demeure réelle.

Cependant, jusqu’où cette capacité d’action peut-elle s’exercer lorsque l’environnement informationnel lui-même est structuré par des données, des indicateurs et des modèles qu’il n’a ni choisis ni construits ? À mesure que certaines fonctions cognitives, pédagogiques ou décisionnelles sont déléguées aux systèmes algorithmiques, la question n’est plus seulement celle de l’efficacité technique, mais aussi celle du partage du pouvoir d’agir.

L’interface humain-données apparaît alors comme bien davantage qu’un simple dispositif technique. Elle constitue un espace de médiation où se négocient la visibilité, l’interprétation et le contrôle des informations. En ce sens, elle est également un enjeu de pouvoir communicationnel, cognitif et politique.

La question n’est donc plus seulement de savoir comment les données représentent les activités humaines, mais comment elles participent désormais à leur organisation, leur interprétation et leur gouvernance.

Interroger les interfaces humain-données revient ainsi à examiner les nouvelles formes de médiation qui émergent au croisement de la technique, de la connaissance et du pouvoir.


  • Muriel Frisch : 9H30-9H45 ou 10h – Introduction
  • Anna Nesvijevskaia : 10h-10h45 – « Humains, données, IA : vers de nouvelles médiations » ;
  • Karim Fraoua : 10h45-11h30 – « Médiation algorithmique et agentivité communicationnelle dans l’interaction éducative humain ?  » ;
  • Olufade F. Williams Onifade  : 11h30-12h15 – « Beyond Algorithms: Reimagining Human Intelligence, Data, and AI in the Future of Learning  » .

Détail des présentations

Anna Nesvijevskaia – HEG, Genève, Suisse.« Humains, données, IA : vers de nouvelles médiations ? »

Pourquoi tant de projets IA restent-ils sans impact réel malgré des technologies toujours plus performantes ? À partir de dix années de recherche-action et d’une douzaine de projets, cette intervention propose une réponse : les projets Data Science ne peuvent réussir qu’en présence d’un nouveau type de médiation, encore trop peu étudiée : la Médiation Humains-Données. En proposant un cadre théorique original, le modèle BRIZO, Anna
Nesvijevskaia décrit 5 leviers de médiation pour huiler ce mécanisme clé de création de valeur, en replaçant l’usage et les décisions humaines au centre des projets Data Science marqués par de fortes incertitudes. A travers l’identification des conditions organisationnelles et méthodologiques nécessaires à l’activation des usages dans les projets Data Science, il s’agit non seulement de proposer de nouvelles pratiques, mais également d’ouvrir des portes interdisciplinaires pour développer les métiers data de demain.

Karim Fraoua – Université Eiffel, France. « Médiation algorithmique et agentivité communicationnelle dans l’interaction éducative humain–IA. Une lecture par les SIC »

Nous nous sommes posé la question, lorsqu’un apprenant interagit avec un grand modèle de langage (LLM), qui contrôle réellement l’échange ? La qualité des productions de l’IA dépend directement des choix communicationnels de l’utilisateur, faisant du prompt bien plus qu’une requête technique mais un un acte de négociation discursive. Or à notre connaissance, la littérature SIC manquait d’un cadre théorique intégré pour analyser cette interaction.

Olufade F. Williams Onifade – Nigeria, « Beyond Algorithms: Reimagining Human Intelligence, Data, and AI in the Future of Learning »

We live in a time where artificial intelligence is no longer confined to research laboratories or technology companies. It now shapes how we learn, communicate, work, and even make decisions. Yet, beyond the power of algorithms and data lies a deeper question: What remains uniquely human in an increasingly intelligent digital world?

Bearing in mind the palpable fear of human displacement by AI, this presentation explores the meeting point between human intelligence, data, and artificial intelligence, with a special focus on education, communication, and social interaction. It invites the audience to look beyond the technical side of AI and reflect on how these technologies are transforming classrooms, workplaces, and everyday life.

For example, in education, AI-powered learning platforms can help a student in Nigeria learn mathematics at a personalized pace, while in Europe, intelligent translation systems can allow French-speaking and English-speaking students to collaborate seamlessly across borders. In healthcare, data-driven systems can assist doctors in identifying diseases earlier, yet human compassion and ethical judgment remain irreplaceable. In communication, recommendation algorithms may influence what we read, watch, and believe—raising important questions about trust, bias, and digital responsibility.

We can boldly assert that technology may become smarter, but the future will still belong to those who know how to combine intelligence with wisdom, data with ethics, and innovation with humanity.

La grille de la connaissance. Pour une histoire culturelle du tableau

Thématiques : Datambre principalsponsable de la thématique

Présentation de Werner Scheltjens (univ. Bamberg), « La grille de la connaissance. Pour une histoire culturelle du tableau », commentaire depuis les SIC par Gérald Kembellec, les humanités numériques et la data analyse.

https://www.dhi-paris.fr/fr/agenda-detaillees/2026-jeudi-scheltjens.html

Que pouvons-nous apprendre de tableaux pré-numériques ? Sont-ils de simples précurseurs des formats actuels de sauvegarde et d’échange, ou bien des textes non narratifs ? Werner Scheltjens constate que nos connaissances sur l’histoire des tableaux pré-numériques demeurent limitées. Bien que nous les utilisions constamment, nous nous intéressons que rarement aux tableaux en tant qu’artefacts culturels.

Crédit image : Astronomisch-astrologisch-mantische Sammelhandschrift, Universitätsbibliothek Freiburg i. Br., Hs. 458.

Les tableaux sont des témoins muets de la relation continue entre humains, données et savoir. Ils permettent de saisir la manière dont les besoins d’information ont été compris et satisfaits dans leur contexte historique, que ce soit dans l’Antiquité, au Moyen Âge ou au XXᵉ siècle. Chaque tableau condense et révèle l’interaction entre les données présentées, leur finalité, les opérations cognitives qu’il est censé faciliter, le public cible et les contraintes matérielles du support de diffusion. Partant de cette observation, la conférence esquisse des premières réflexions pour une histoire culturelle du tableau. Quelle contribution une analyse historique des tableaux peut-elle apporter à l’histoire de la modélisation des données et du savoir ? Comment les tableaux ont-ils contribué à la production et à la diffusion de connaissances ? Ces questions seront au centre de la conférence. Gérald Kembellec (CNAM) en assurera le commentaire. 

Werner Scheltjens est professeur d’histoire numérique à l’université de Bamberg. 

Conférence avec traduction simultanée (français/allemand). 

Pour une participation sur place, aucune inscription n’est nécessaire. Pour participer en ligne, merci de vous inscrire via le lien ci-dessus.

Bien à vous,

Gérald

Design d’inscription en question

Thématiques : Coopérationmbre principal

Design d’inscription en question

18 mars 2026
9h à 18h30 – CNAM (Entrée Saint-Martin) – Salle 21.2.23
(Accès 17 – 2 étage – Salle 23)

(Plan disponible en bas de page)

Direction scientifique :
— Manuel Zacklad (CNAM — DICEN-IdF)
— Yann Aucompte (DNMADe Graphisme, Lycée Jean-Pierre-Vernant, Sèvres / CNAM — DICEN-IdF)

Organisation :
— Chloë Champion
(Chargée de valorisation scientifique pour le laboratoire / CNAM — DICEN-IdF)
— Gloria Fernandez Garcia
(Gestion et administration du laboratoire / CNAM — DICEN-IdF)

Le design graphique n’a eu de cesse de tenter de se définir : pour être reconnu mais aussi pour mieux garantir ce qu’est un bon graphisme. Souvent victime de son assimilation à un stylisme ou à une forme d’illustration, le design graphique s’est emparé des contenus avec le graphisme d’auteur dans les années 1970-80 en France et la déconstruction-vernaculaire dans les années 1990 dans la sphère anglo-saxonne. Ces “graphismes d’auteur” ont tenté une conversion éthique de la pratique : rappelant les effets du graphisme sur les subjectivités et les libertés individuelles. En résistance, la tradition moderniste a mobilisé la notion de design d’information adossée à la fonction d’architecte d’information. Dans la grande famille des designs, le design graphique est celui qui a certainement pris en charge la question des productions de masse depuis le plus longtemps. Le design graphique est en ce sens le plus ancien des designs : il est le prototype de la production en série dont la division du travail est clairement rationalisée dès les scriptoria médiévaux. Pour certains historiens ce sont les Akkadiens qui produisent déjà en série des textes, ou les esclaves romains qui recopient des feuillets d’informations. Le design graphique est aussi la première forme d’industrie avec l’essor de l’imprimerie à la Renaissance.

S’il nous faut prendre ici une perspective historique longue, nous pouvons dire avec James C. Scott que les sociétés occidentales sont fondées pour partie sur un design des inscriptions : l’écriture est le moyen d’un design anthropologique, au sens d’Arturo Escobar. À partir de ce constat, plutôt que de nous tourner sur ce qui fait du design graphique un design, nous chercherons à éclairer ses spécificités. Nous prendrons pour point commun entre toutes ces préoccupations les inscriptions. Pour cela nous interrogerons la pratique d’un design des inscriptions au-delà des limites instituées de la discipline du design graphique.

Comment penser l’histoire et l’avenir de ces métiers, pratiques et disciplines à l’aune de ce terme ? Quelles sont les limites et les bénéfices de cet angle d’analyse ? Pourquoi préférer ce terme à d’autres : design de communication, design d’expérience visuelle, design d’expérience de lecture, design de l’information, design des données, etc. ? Dans la notion d’inscription s’entend un geste anthropologique qui lie ensemble contenu et forme, fonctions sociale et culturelle, spiritualité et administration, droit et poésie, etc.

Dans les sciences de l’information et de la communication, la question des traces, des écrits et des documents demeure centrale. Depuis les études médiatiques inaugurées par McLuhan, pour qui « le médium est le message », jusqu’aux travaux de Buckland sur la théorie du « document comme chose » (information as a thing), les liens entre les textes et leur inscription matérielle, les contenus et les dispositifs, constituent un champ d’investigation privilégié. En cherchant à en proposer une synthèse, Zacklad définit le design de l’information comme un domaine articulant trois dimensions complémentaires : la textualisation, entendue comme la production d’un « contenu » artificiellement détaché, la documentarisation, c’est-à-dire l’ancrage de ce contenu sur des supports matériels et organisationnels et l’auctorialisation, comprise comme la production d’identité et d’autorité à travers le texte et le document.

Dans cette perspective, la documentarisation peut être interprétée comme un design d’inscription à l’échelle globale, celle du document dans son ensemble : elle concerne son architecture, son organisation interne, ses dispositifs de structuration, ainsi que les choix qui stabilisent l’inscription dans un support donné et configurent ses conditions de circulation. Mais à une échelle locale, plus fine – celle de la phrase, du schéma, de la figuration, du mot ou même de la lettre –  il est plus pertinent de parler d’inscriptivité et de design d’inscription au sens typographique et graphique. Il s’agit alors du travail formel sur les signes eux-mêmes, leur matérialité, leur mise en forme et leur lisibilité. À cette échelle, le design d’inscription constitue une composante spécifique du design de l’information intervenant directement dans la configuration sensible et perceptive des unités sémiotiques.

À cette échelle spécifique, le design d’inscription rappelle sans cesse l’ancrage sensible du symbole, la manière dont la signification ne peut jamais s’émanciper de la matérialité du signe, de l’objet immédiat au sens de Peirce. Enfin, le design d’inscription relève également d’un projet de valorisation et d’enrichissement du sens au service des commanditaires : marques, institutions publiques ou privées, mouvements citoyens ou artistiques. À travers les typographies, les logos et les manières d’habiter les espaces d’écriture et de figuration mais aussi potentiellement ses traductions sonores, il vise à démultiplier les formes de signification en revendiquant l’indétermination et l’équivocité, à entrecroiser les médiations et les prises, afin de susciter des interprétations plurielles et de diversifier les audiences.

PROGRAMME

Introduction de la journée

9 h 30 — Manuel Zacklad
(CNAM — DICEN-IdF)
Documentarisation versus inscriptivité : une question d’échelle ?
09 h 50 — Yann Aucompte
(DNMADE Graphisme E.N. — CNAM-DICEN-IdF)
Faiblesse et omniprésence du design graphique : puissance publique des inscriptions
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Inscriptions  et monde numérique

10 h 30 — Vivien Philizot (UNISTRA — ACCRA)
Vous avez bien reçu mon PDF ?
Inscriptions, documents et infrastructures en milieu tempéré
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11 h 00 — Pause
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11 h 15 — Fabrice Sabatier
(ESAC — Désorceler la finance)
Positionnements et inscriptions dans le data design
11 h 45 — Étienne Armand Amato
(Université Gustave Eiffel, IFIS/DICEN-IdF)
Analyse comparative des “designs d’existence médiatique” : graphie des corps, signes et traces.
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Pause Déjeuner
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Inscriptions  et communautés

13 h 30  — Sophie Pène (CNAM — DICEN IdF)
La typographie dans les luttes contemporaines. Place de l’inscrit dans les humanités écologiques.
14 h 00  —  Table-ronde
Au-delà des Surfaces d’inscription, ou en deçà ?
> Modération  Jean-Claude Paillasson (ESADSE IRD)
. Lionel Lavarec (Hermès La Revue – CNRS)
. Délia Préteux (ANRT)
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14 h 45 — Pause
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Inscriptions et organisations

15 h 00  — Pierre Lévy (CNAM — DICEN-IdF)
L’inscription comme moyen de réflexion et de dialogue : cas des Pratiques Transformatives.
15 h 30  — David Bihanic (Université Paris I — Acte)
« Contre-écriture » des données
16 h 00 — Charles Gauthier (EBABX)
Homo Pictor : considérations iconologiques et anthropologiques
16 h 30 — Roberto Barbanti (TEAMeD-AIAC — Arts Écologies Transitions)
Le nouveau stade historique de l’écriture : l’esthétique sonore de l’IA (titre provisoire)
PLAN CNAM ST MARTIN

Symposium CPdirsic 2026

Structuration et valorisation de la recherche en SIC

Jeudi 26 mars 2026 9h-17h, CNAM – Paris

Site St Martin – CHANGEMENT DE SALLE: RDV AMPHITHEATRE FABRY PEROT (et non plus salle 21.02.32)

 

Le Dicen reçoit le symposium de la CPdirsic édition 2026 le Jeudi 26 Mars 2026 de 9h à 17h, Site St Martin.

Cette journée s’adresse à l’ensemble des collègues et doctorant.e.s en SIC souhaitant partager analyses, résultats et perspectives collectives.

Inscriptions closes.

La Conférence Permanente des directeurs-trices d’unités de recherche en sciences de l’information et de la communication est une association qui rassemble des chercheur.e.s en sciences de l’information et de la communication, offrant un espace de réflexion et de partage autour des enjeux contemporains de ce champ scientifique. Fondée dans une volonté de structurer et de dynamiser la recherche, elle favorise la collaboration entre spécialistes, l’émergence de nouvelles perspectives et la diffusion des savoirs.

Structuration et valorisation de la recherche en SIC

Pensé comme un temps fort de réflexion collective, ce symposium vise à mettre en dialogue les grandes dynamiques actuelles de la recherche en sciences de l’information et de la communication, à partir des chantiers disciplinaires, des évolutions méthodologiques et des enjeux contemporains qui traversent les travaux produits par cette discipline. La matinée sera consacrée à la présentation de la version réactualisée en 2025 de l’ouvrage collectif DYRESIC et à une série de séquences thématiques couvrant les principaux domaines de la discipline. L’après-midi ouvrira la discussion sur les défis contemporains, avec un focus sur l’IA dans les pratiques des chercheur.e.s et la présentation de premiers résultats d’enquêtes, une cartographie de la recherche émergente à partir des données du répertoire annuel des thèses et HDR (RTHsic), puis une table ronde consacrée aux continuités et aux renouvellements de la discipline. Cette journée s’adresse à l’ensemble des collègues et doctorant.e.s en SIC souhaitant partager analyses, résultats et perspectives collectives.

PROGRAMME

Matinée: Nouvelles dynamiques des recherches en SIC

9h-9h30 : Accueil-café et présentation du travail collectif réalisé autour de l’ouvrage Dynamiques des recherches en sciences de l’information et de la communication (MKF/CPdirsic, 2026)

Lien vers l’ouvrage: Dynamiques des recherches en sciences de l’information et de la communication (HAL)

Lien vers le .pdf de présentation de l’ouvrage: ouvrage dynamiques des recherches en sic-CPdirsic

Marta Severo (DICEN, Université Paris/Nanterre) et le bureau de la CPdirsic : Nicolas Pélissier, Françoise Paquieséguy, Benoit Lafon et Jean-Claude Domenget.

9h30-10h : Journalismes, Informations, Médias & Images, Cinéma et industries culturelles

  • Franck Bousquet (LERASS, Université de Toulouse)
  • Ana Vinuela (IRCAV, Université Sorbonne Nouvelle)

10h-10h30 : Communication publique et politique & Communication des organisations

  • Camila Moreira Cesar (IRMECCEN, Université Sorbonne Nouvelle)
  • Olivier Galibert (CIMEOS, Université de Bourgogne)

10h30-11h : Médiations patrimoniales et culturelles & Design, créativité, création

  • Marta Severo (DICEN, Nanterre Université)
  • Etienne Candel (CERLIS, Université Paris Cité)

11h-11H30 : pause-café

11h30-12h : Information, données et documents & Organisation des connaissances

  • Christian Cote (MARGE, Université Lyon 3)
  • Viviane Clavier (GRESEC, Université Grenoble Alpes)

12h-12h30 : Numérique & Médiation des savoirs, éducation et formation

  • Philippe Bonfils (IMSIC, Université de Toulon)
  • Aude Seurrat (CEDITEC, Université Paris Est Créteil)

12h30-14h : pause déjeuner (CNAM)

Après-midi: Information – communication, défis contemporains

14h-15h : IA et recherche en SIC : premiers résultats d’enquêtes et proposition de chantier

  • Carsten Wilhem (CRESAT, Université de Haute Alsace)
  • Martine Boquet (PHEEAC, Université Antilles Guyanne)

 15h-15h30 : cartographie de la recherche émergente (analyse RTHsic 2020-2024)

  • Benoit Lafon (GRESEC, Université Grenoble Alpes)
  • Laurence Corroy (CREM, Université de Lorraine)

15h30-16h : pause-café

16h-17h : Continuités et renouvellement de la recherche en SIC

  • Jacques Walter (CREM, Université de Lorraine)
  • David Douyère (CESR, Université de Tours)
  • Françoise Paquienséguy (ELICO, Sciences Po Lyon)
  • Nicolas Pélissier (SIC.Lab Méditerranée, Université Côte d’Azur)
  • Isabelle Garcin-Marrou (ELICO, Sciences Po Lyon)