Archives 2024

    • Colloque « Hyper-interprétation et savoirs à l’ère du digital : concepts et méthodes »
    • Publié le 28 février 2024 par Claudia DA RE dans
    • Centre Pompidou – 18 et 19 mars 2024 – Salle Triangle Colloque organisé par Franck Cormerais (MICA) et Armen Khatchatourov (Dicen-IdF) A l’heure du dernier stade de la grammatisation, celui des algorithmes et des données, – après les stades de l’alphabet et de l’imprimerie -, il convient de repenser la hiérarchisation et la circulation du savoir scientifique au regard des « technologies de la connaissance » et de l’analyse du langage. La transformation simultanée des régimes du document et des régimes de vérité implique l’expérimentation de nouvelles formes de recherche relatives aux formes de lecture et d’écriture. En proposant le concept d’hyper-interprétation, l’objectif de ce colloque consiste à dégager les perspectives ouvertes par une approche organologique du savoir, basée sur la relation entre dispositifs techniques et formes de réflexivité qui allient les littératies et les numératies. L’hyper-interprétation pose la question de la synthèse de plusieurs instruments de connaissance complémentaires qui sont nécessaires à l’évolution de l’activité des chercheurs. Le premier système, dit primaire, regroupe l’ensemble des publications scientifiques éditées qui concourent à la construction des heuristiques de la découverte et de l’expérimentation. Le système secondaire développé durant le XXème siècle favorise l’accès aux contenus primaires par le biais de catalogues des bibliothèques, des archives ouvertes de corpus et de bases de données d’enquêtes. Enfin, le troisième système regroupe l’ensemble des données et des hyperdocuments qui font l’objet d’un traitement spécifique de la part du chercheur et qui concourent à de nouvelles formes de signifiance. Il peut s’agir de graphes, de cartes, de réseaux, d’algorithmes de clusterisation ou de classification, de modèles de langages qui sont soumis à un traitement qualitatif ou quantitatif par le biais d’outillages dédiés. L’hyper-interprétation renouvelle les conditions du travail interprétatif à travers le triptyque (traces, empreintes, langages) et superpose plusieurs systèmes documentaires qui traduisent l’évolution de l’action de la recherche dans toutes les disciplines en redistribuant les formes du dicible et du visible dans la perspective des Etudes Digitales. Après le concept de Digital Humanities, où les sciences de l’homme et de la société rencontrent les technologies, les Digital Studies, qui concernent toutes les formes de savoir, est une épistémogenèse des savoirs à l’heure des collectifs de connaissances ouvertes (open science). L’hyper-interprétation repose la question de la configuration des savoirs comprise, non pas comme des traitements de données, mais plutôt comme le renouveau d’une culture de l’argumentation et de la délibération mettant en jeu, autour des textes et des corpus, un dialogue interscience qui couple compréhension et explication pour aborder un « faire sens ».                                       PROGRAMME – 18 et 19 mars 2024                                    Centre Pompidou, Salle Triangle Lundi matin 9H-9h30  Accueil (café et viennoiseries) 9H30-9H45  Présentation des journées 9H45-10H15  Du sémanthème au Web herméneutique : vers une nouvelle écologie de l’industrie documentaire ?. Vincent Puig, Institut de Recherche et d’Innovation, Centre Pompidou 10H15-10H45 Machines à interpréter, écriture numérique et capitalisme. Éric Guichard, ENSSIB, Laboratoire Triangle ENS-Lyon – CNRS Pause 15’ 11h-11H30 Études digitales, hyper-interprétation et (trans)-formation des savoirs. Franck Cormerais, Université Bordeaux-Montaigne, laboratoire MICA 11H30-12H00  Pour une compréhension ou […]
    • Colloque « Hyper-interprétation et savoirs à l’ère du digital : concepts et méthodes »
    • Publié le 28 février 2024 par Claudia DA RE dans
    • Colloque organisé par Franck Cormerais (MICA) et Armen Khatchatourov (DICEN-IdF) A l’heure du dernier stade de la grammatisation, celui des algorithmes et des données, – après les stades de l’alphabet et de l’imprimerie -, il convient de repenser la hiérarchisation et la circulation du savoir scientifique au regard des « technologies de la connaissance » et de l’analyse du langage. La transformation simultanée des régimes du document et des régimes de vérité implique l’expérimentation de nouvelles formes de recherche relatives aux formes de lecture et d’écriture. En proposant le concept d’hyper-interprétation, l’objectif de ce colloque consiste à dégager les perspectives ouvertes par une approche organologique du savoir, basée sur la relation entre dispositifs techniques et formes de réflexivité qui allient les littératies et les numératies. L’hyper-interprétation pose la question de la synthèse de plusieurs instruments de connaissance complémentaires qui sont nécessaires à l’évolution de l’activité des chercheurs. Le premier système, dit primaire, regroupe l’ensemble des publications scientifiques éditées qui concourent à la construction des heuristiques de la découverte et de l’expérimentation. Le système secondaire développé durant le XXème siècle favorise l’accès aux contenus primaires par le biais de catalogues des bibliothèques, des archives ouvertes de corpus et de bases de données d’enquêtes. Enfin, le troisième système regroupe l’ensemble des données et des hyperdocuments qui font l’objet d’un traitement spécifique de la part du chercheur et qui concourent à de nouvelles formes de signifiance. Il peut s’agir de graphes, de cartes, de réseaux, d’algorithmes de clusterisation ou de classification, de modèles de langages qui sont soumis à un traitement qualitatif ou quantitatif par le biais d’outillages dédiés. L’hyper-interprétation renouvelle les conditions du travail interprétatif à travers le triptyque (traces, empreintes, langages) et superpose plusieurs systèmes documentaires qui traduisent l’évolution de l’action de la recherche dans toutes les disciplines en redistribuant les formes du dicible et du visible dans la perspective des Etudes Digitales. Après le concept de Digital Humanities, où les sciences de l’homme et de la société rencontrent les technologies, les Digital Studies, qui concernent toutes les formes de savoir, est une épistémogenèse des savoirs à l’heure des collectifs de connaissances ouvertes (open science). L’hyper-interprétation repose la question de la configuration des savoirs comprise, non pas comme des traitements de données, mais plutôt comme le renouveau d’une culture de l’argumentation et de la délibération mettant en jeu, autour des textes et des corpus, un dialogue interscience qui couple compréhension et explication pour aborder un « faire sens ». PROGRAMME – 18 et 19 mars 2024  – Centre Pompidou, Salle Triangle Lundi matin 9H-9h30  Accueil (café et viennoiseries) 9H30-9H45  Présentation des journées 9H45-10H15  Du sémanthème au Web herméneutique : vers une nouvelle écologie de l’industrie documentaire ?. Vincent Puig, Institut de Recherche et d’Innovation, Centre Pompidou 10H15-10H45 Machines à interpréter, écriture numérique et capitalisme. Éric Guichard, ENSSIB, Laboratoire Triangle ENS-Lyon – CNRS Pause 15’ 11h-11H30 Études digitales, hyper-interprétation et (trans)-formation des savoirs. Franck Cormerais, Université Bordeaux-Montaigne, laboratoire MICA 11H30-12H00  Pour une compréhension ou une interprétation écologique de l’information. Anne Lefebvre, ENS Paris-Saclay.fr, Centre de recherche […]
    • Séminaire traces et militantisme
    • Publié le 24 janvier 2024 par Marta Severo dans
    • Nous avons le plaisir de vous inviter au séminaire du thème Trace autour de  «  Traces et militantisme » qui se tiendra le 16 février à partir de 13h45 à l’Université Paris Nanterre (Batiment Max Weber – Amphi au rdc).
    • Séminaire traces et militantisme
    • Publié le 24 janvier 2024 par Marta Severo dans
    • Nous avons le plaisir de vous inviter au séminaire du thème Trace autour de  «  Traces et militantisme » qui se tiendra le 16 février à partir de 13h45 à l’Université Paris Nanterre (Batiment Max Weber - Amphi au rdc).
    • Soutenance de thèse de Pierre Fournié le 29 janvier 2024 à 14h30
    • Publié le 24 janvier 2024 par Claudia DA RE dans
    • Intitulée « L’Indonésie à la croisée des chemins: Quelle place pour l’archipel dans le monde du XXIème siècle ? L’Intelligence Compétitive au service de la Prospective », la thèse de Pierre Fournié sera soutenue lundi 29 janvier 2024 à 14h30, à l’IFIS-Université Gustave Eiffel, en salle 120 (1er étage), 6-8 Cours du Danube, 77700 Serris (RER A Val d’Europe). Elle pourra être suivie aussi via zoom. Le jury sera composé de Éric BOUTIN, Professeur des Universités et ancien Président de l’Université de Toulon, Rapporteur Nicolas MOINET, Professeur des Universités, IAE de Poitiers, Rapporteur Mme Nathalie FABRY, Professeur des Universités, Université Gustave Eiffel, Examinatrice Henri DOU, Professeur des Universités (Ret), Université de Marseille-Aix III, Examinateur Mme Marcela GANEA, Directrice Belt and Road Initiative Research Lab, Ancien professeur Université de Bucarest, Examinatrice Christian BOURRET, Professeur des Universités, Université Gustave Eiffel, Directeur de thèse ainsi que des personnalités suivantes : M.Philippe CLERC, Président de l’Académie de l’Intelligence Économique, Rapporteur général du rapport « Intelligence Économique et Stratégie des Entreprises » dit Rapport Martre, Jury Alain JUILLET, Président d’honneur de l’Académie de l’Intelligence Économique, Premier Haut Responsable à l’Intelligence Économique auprès du Premier Ministre, Jury Mme Myriam HABIL, Conseillère de Coopération et d’Action Culturelle (COCAC), Ambassade de France au Togo, Ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères, Jury Résumé: La présente thèse de doctorat ambitionne de proposer un modèle d’analyse pays, basé sur l’Intelligence Compétitive, nous devrions plutôt dire « l’Intelligence Globale » à des fins de Prospective. Ce modèle sera testé sur un pays réputé pour sa complexité, soumis à de nombreuses influences et objet de toutes les convoitises : l’Indonésie. Son caractère archipélagique, sa position géographique aux confluences de la Mer de Chine du Sud, du Pacifique et de l’Indien, sa composition ethnique et religieuse, sa démographie, ses richesses terrestres et maritimes font de ce jeune pays un enjeu stratégique majeur, un « cavalier » à prendre dans l’affrontement moucheté que se livrent Chine et États-Unis pour le leadership mondial. L’Indonésie a, depuis la présidence Yudhoyono (2004-2014), affirmé son indépendance au travers de la doctrine diplomatique de « l’équilibre dynamique », le président allant jusqu’à définir l’archipel comme un pays avec « a million friends and zero enemy ». Mais cette position sera-t-elle longtemps tenable ? À l’heure où Jakarta se rapproche ostensiblement des BRICS, penser que l’adhésion passée au bloc anticommuniste asiatique sera suffisante pour faire basculer l’archipel dans le camp occidental, pourrait se révéler être une hypothèse plus qu’hasardeuse. Le choix des alliés de demain ne peut se faire sur de faux semblants ou les impressions du jour. Il requiert une analyse rigoureuse, transversale et prospective. Connaître le passé, comprendre le présent pour esquisser ce que peuvent devenir nos demains, après demains et surlendemains : telle est notre « philosophie ». Cette démarche nous amène à plonger dans l’inconnu, à faire appel à la mémoire sociétale, à nos capacités déductives comme à maîtriser notre intelligence émotionnelle. Elle nous contraint à nous immerger dans des dimensions culturelles, des histoires, des échelles de valeurs qui […]
    • Soutenance de thèse Naïma AÏDI
    • Publié le 9 janvier 2024 par Claudia DA RE dans
    • Intitulée Vers un dispositif d’intelligence territoriale pour élucider la signification de la smart destination dans des territoires touristiques en mutation, la thèse de doctorat de Naïma Aïdi sera soutenue le mercredi 10 janvier à 14 heures, à l’IFIS-Université Gustave Eiffel, en salle 120, à l’adresse suivante : Bâtiment Erasme, 6-8 Cours du Danube, 77700 Serris (RER A Val d’Europe). Composition du jury : – Claudine BATAZZI, Professeure des universités, Université Côte d’Azur (rapporteure) – Yann BERTACCHINI, Maître de conférences émérite HDR, Université de Toulon (rapporteur) – Christian BOURRET, Professeur des universités, Université Gustave Eiffel (examinateur) – Jean-Michel CHAPUIS, Maître de conférences HDR, Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne (examinateur) – Nathalie FABRY, Professeure des universités, Université Gustave Eiffel (directrice de thèse) *** Mots-clés : smart destination, smart tourisme, intelligence territoriale, innovation, dispositif, tourisme, territoires *** Résumé : Le tourisme contemporain se situe au cœur d’une période de transitions et de mutations qui est principalement soutenue par deux éléments : la technologie et le développement durable. La croissance des mobilités touristiques, l’incorporation des technologies de l’information et de la communication dans tous les interstices de la chaine touristique et les impératifs écologiques obligent les acteurs à repenser la relation entre les territoires touristiques, les pratiques, la technologie et la préservation de l’environnement. En moins d’une décennie, le concept de la smart destination a fait l’objet d’une production prolifique de travaux, notamment dans la littérature internationale, et entend faire usage de la technologie pour développer des territoires touristiques innovants et durables, bénéficiant à la fois aux touristes et aux résidents. Cette thèse de doctorat vise à mieux comprendre la signification d’une smart destination en questionnant sa capacité à répondre aux problématiques d’un territoire touristique qui est traversé par des mutations technologiques, environnementales et sociétales. Pour y parvenir, nous faisons le choix d’aborder le concept de la smart destination par une approche de l’intelligence territoriale, en proposant un cadre d’analyse structuré à partir des notions d’écosystème, de résilience et de dispositif. Ce cadre d’analyse se traduit par un dispositif d’intelligence territoriale qui donne la possibilité d’effectuer une analyse multi-échelle de la smart destination, pour mettre en lumière sa complexité et son processus de développement. Notre ancrage disciplinaire en sciences de l’information et de la communication nous permet de nous inscrire dans un cadre pluridisciplinaire en mobilisant la théorie des parties prenantes, la théorie de l’acteur-réseau et la théorie systémique des communications afin de décrire, comprendre et expliquer plus finement le développement d’un projet de smart destination, dans le but d’apprécier sa portée innovante et durable au sein d’un territoire touristique. Au regard du développement international de la smart destination, nos trois études de cas menés à Florianópolis (Brésil), Málaga (Espagne) et Nice (France) nous donnent matière pour démontrer que la smart destination constitue un dispositif socio-techno-touristique qui sert davantage à stimuler l’innovation technologique que l’innovation sociale. *** Key words: smart destination, smart tourism, territorial intelligence, innovation, dispositive, tourism, territories *** Abstract : Contemporary tourism is at the heart of a period of transitions and […]