Archives du mot-clé Patrimoine

Bulletin de l’AFAS. Sonorités n° 44 : dossier spécial « Mémoires Immigrées »

Sonorités – le BCouverture de la revue Sonorités- bulletin de l Afas numero 44ulletin de l’AFAS est une publication semestrielle qui rassemble articles, brèves et informations destinés aux membres de l’Association française des détenteurs de documents sonores et  audiovisuels. La revue s’intéresse à  l’utilisation de la source orale à travers l’ensemble des sciences humaines, aux acquis scientifiques et culturels du témoignage oral, à ses enjeux.

Accédez au numéro 44 sur la palteforme 0penEdition :

https://journals.openedition.org/afas/3134

 

La collecte de mémoires comme acte militant ?

abstraction rouge

Séminaire joint Fab’mem (Dicen-idf Cnam/Paris) et Cité des mémoires étudiantes

Le jeudi 31 mai 2018 de 15h00 à 17h00

A la Maison des Sciences de l‘Homme Paris Nord , salle 40720, avenue George Sand – 93210 La Plaine St-Denis

Mo Front Populaire (ligne 12) Plan

Entrée libre sur inscription à  ">claire.scopsi@lecnam.net

Collecter des traces de passé, les archiver, les exposer, les publier en ligne ou dans une émission de radio, peut être la manifestation d’un acte militant. C’est l’occasion de relayer un message, d’animer un réseau, mais lesquels ? C’est aussi l’occasion de réactiver des liens et des causes. Comment gère-t-on cet aspect des collectes, tout en préservant l’éthique archivistique ?

Autour des cas pratiques et des témoignages des associations Génériques (archives et mémoires de l’immigration), Bobines féministes (Mouvement de Libération des Femmes) nous tenterons de dresser un état de lieux des fonds militants en France et de répondre aux questions suivantes : 

Les archives des mouvements militants sont-elles des archives comme les autres ?

  • Les fonds des mouvements militants ont-ils des compositions particulières : éphémères, documents amateurs, document numériques, captations, témoignages oraux…
  • Nécessitent-ils un traitement particulier ? Quels types de valorisation peut-on réaliser ?

Les archivistes des mouvements militants sont-ils-elles des archivistes comme les autres ? :

  • Faut-il être militant pour archiver les mouvements militants ? Sinon, quelle empathie et quelle déontologie ?
  • Quelles méthodes spécifiques développe-t-on pour collecter et conserver ce type d’archives (recours aux réseaux, méthodes participatives…) ? Quelle collaboration avec les institutions patrimoniales ?

Performativité des collectes de mémoires des mouvements militants :

  • Qu’apportent les collectes de mémoires militantes et leur valorisation aux mouvements eux-mêmes? Permettent-ils de relancer un réseau, une action ? De transmettre les causes aux plus jeunes ?
  • Collecter et archiver les mémoires peut-il changer le regard (du public, des institutions) porté sur le mouvement ?

Programme de la table ronde :

  • 15h00 -15h20 Introduction Claire Scopsi (Dicen-idf)- Jean Philippe Legois(CME)
  • 15h20-16h00 Tatiana Sagatni, archiviste – chargée de projets association Génériques.- discutante Ioanna Kasapi (CME)
  • 16h00 16h40 : Hélène Fleckinger et Nadja Ringart (Bobines Féministes) – discutante Claire Scopsi

Portail Studens des mémoires étudiantes : http://www.studens.info/

Site de Génériques : http://www.generiques.org/

Présentation de Bobines féministes : http://www.labex-arts-h2h.fr/IMG/pdf/bobines.pdf

 

Publication : La médiation des mémoires en ligne. Les Cahiers du numérique vol 12/3

 

La médiation des mémoires en ligne
sous la direction de Rémy Besson, Claire Scopsihttp://lcn.revuesonline.com/resnum.jsp?editionId=3147
 LISTE DES ARTICLES POUR LE VOL 12/3 – 2016
Sommaire  [GRATUIT]
– pp.5-6
Les auteurs  [GRATUIT]
– pp.7-8
Introduction  [GRATUIT]
Rémy BESSON, Claire SCOPSI – pp.9-13
Mise en exposition et mobilisation numériques des mémoires des bastides du sud-ouest
Jessica DE BIDERAN, Patrick FRAYSSE – pp.15-29
Stimuler la patrimonialisation socio-culturelle par des plateformes du web. Étude de cas du site lyonnais de Montluc
Christine MICHEL, Marie-Thérèse TÉTU, Pierre-Antoine CHAMPIN,, Laetitia POT – pp.31-50
Enregistrement et diffusion numérique de témoignages. Approche historiographique et exemple en contexte muséal
Alain LAMBOUX-DURAND – pp.51-73
Mémoires végétales informatisées. Ou comment les banques d’archives orales en ligne transforment les modalités de la transmission
Maëlle MÉRIAUX – pp.75-91
Mémoires d’une culture vidéoludique sur la plateforme YouTube. Expériences de vidéastes amateurs et patrimonialisation du jeu vidéo
Boris URBAS – pp.93-114
Les mémoires de l’immigration maghrébine sur le web français de 1999 à 2014
Sophie GEBEIL – pp.115-138
Archivage de répétitions et médiations du spectable vivant. Le cas du projet spectable en ligne(s)
Joëlle LE MAREC, Nicolas SAURET – pp.139-164
Summary/Abstracts  [GRATUIT]
– pp.165-168

 

Journée d’étude – Former aux collectes de Mémoires – vendredi 18 mars 2016

 Vendredi 18 mars 2016

9h30-17h00

Conservatoire National des Arts et Métiers

 292 Rue Saint-Martin, 75003 Paris

M° Réaumur-Sébastopol

Amphi Robert Faure (Z)

Entrée libre sur inscription par mail à claire.scopsi@lecnam.net

 

Constituer un réseau d’échange, de réflexion sur les méthodes des collectes de mémoires

Le 10 avril 2014 le projet Mediatore della Memoria, financé par la région Emilie Romagne, a permis d’organiser une première journée d ‘étude consacrée à une rencontre entre chercheurs et associations français et italiens, afin de partager et comparer les expériences et les méthodes de collectes de témoignages oraux. Les textes des deux conférences introductives sont publiés dans le numéro 41 du Bulletin de l’AFAS http://afas.revues.org/2936. Cette première expérience a confirmé la richesse d’une confrontation des expériences françaises et étrangères et la présence d’un public varié d’étudiants, historiens, associations, archivistes ou documentalistes audiovisuels, a montré la pertinence d’une approche plurielle ouverte aux milieux académiques institutionnels et associatifs.

La collaboration se poursuit dans le cadre du projet « Passerelle de Mémoires » qui bénéficie d’un financement de la région Ile-de-France pour la réalisation d’une plateforme web de formation en ligne, destinée aux associations porteuses de projets de mémoire http://passerelle.hypotheses.org/.

Cette seconde session a pour thème « former aux témoignages oraux et collectes de mémoire ». Nous souhaitons y faire le point sur les compétences et méthodes des acteurs des projets de mémoire, en questionnant les programmes des formations universitaires diplômantes, des stages de formation continue et des guides méthodologiques.

En septembre 2015, l’université Paris Est Créteil Val de Marne annonce l’ouverture d’un  Master « Histoire Publique ». Au même moment l’université de Modène et Reggio Emilia annonce l’ouverture du premier Master d’Histoire publique italien. Il nous semble important de profiter de cette occasion pour comparer les deux approches et d’évoquer comment les historiens des deux pays répondent à la demande sociale et médiatique de mémoire. Nous ferons ensuite le point sur les formations destinées aux enseignants, associations et particuliers en Belgique, Italie et France : quelles compétences transférer pour favoriser la collaboration entre les citoyens et les professionnels de la mémoire et du patrimoine ? Quels sont les enjeux d’une transmission éducative auprès des jeunes ?

Programme :

9h30  Accueil des participants

10h00 M. Lorenzo Bertucelli (Universita degli studi di Modena e Reggio Emilia) – ouverture du Master2 d’histoire publique, le contexte italien.

10h40 Mme Catherine Brice (université de Paris Est Créteil Val de Marne) – ouverture du Master2 d’histoire publique, le contexte français.

11h20 Pause

11h30 Romain THOMAS, (Maitre de conférences Université Paris-Ouest) et Rosa Olmos (BDIC) Le Diplôme universitaire « Médiations du passé : histoire, patrimoine, mémoire » du Labex les passés dans le présent. Quelles compétences mobiliser dans la conduite des politiques culturelles et de citoyenneté ?

12h10 Jean-Luc Delon (Aexpmil – Les Jardins Numériques) Présentation de la plateforme MUSEOCUBE : les expositions interactives du « Centre virtuel d’Histoire orale et populaire de l’Immigration italienne ».

12h30 Déjeuner autour d’un buffet

14h00 Claire Scopsi (Laboratoire Dicen-Idf Cnam) Le projet Passerelle de Mémoires d’île de France : une plateforme audiovisuelle pédagogiques pour sensibiliser les associations à la conduite de projets de mémoire durables.

14h40 Philippe Marchal association Les Territoires de la Mémoire (Belgique) : quelles actions pédagogiques auprès des jeunes et des enseignants

15h20 Pause

15h30 Laurence Bourgade, Archives départementales du Val de Marne. Quels savoir-faire et compétences pour les acteurs des Archives orales ?

16h10 Antonio Canovi, « Laboratorio Geostorico Tempo Presente » de Reggio Emilia » : Explorations géohistoriques et transmission éducative.

17H00 Fin de la journée.

 

2eme Séance Séminaire Fabriques de mémoires

Le Dicen-idf  Cnam Paris (EA 7339) a le plaisir de vous annoncer la 2ème séance du séminaire fabriques de mémoires (fab’mem) consacré aux méthodes et techniques des collectes de mémoires à l’ère numérique.

Le Mardi 22 Septembre  2015,  16h30-19h00
Au Conservatoire des Arts et Métiers,
Amphi C (Abbé Grégoire ) !!!!ATTENTION salle susceptible de changer !!!!!!!!!!!!!
292 rue Saint Martin – 75003 Paris M° Arts et Métiers ou Réaumur-Sébastopol

Accès libre, merci de confirmer votre inscription à : claire.scopsi@cnam.fr

 Invitée : Michèle Gellereau* :  De la collecte de la mémoire des amateurs aux pratiques de médiation : témoignages autour des objets de guerre en musée, l’exemple des projets TEMICS et TEMUSE 14-45″.

 *Professeur émérite en Sciences de l’information et de la communication à l’Université de Lille3. Membre du laboratoire GERiiCO.

Par  « collectes de mémoires, nous désignons toute action individuelle ou collective visant à recueillir des témoignages du passé ou du présent pour les conserver, les partager, les transmettre, les mettre en valeur.

En raison de plusieurs facteurs ( popularité des matériels de captation numérique, développement du concept de patrimoine immatériel par l’UNESCO, émergence des applications de gestion de contenu et de publication multimédia sur le web), de nombreuses collectes sont lancées par des professionnels des archives, des musées ou des bibliothèques, des professionnels indépendants (historiens privés, « écrivains publics », biographes) ou des amateurs dans le cadre de projets associatifs ou familiaux.

Ces collectes peuvent être patrimonialisées par des institutions comme le sont par exemple les films de famille (Ciclic, Cinémathèque de Bretagne), ou la galerie des dons  du Musée de l’histoire de l’immigration à Paris où « chaque visiteur souhaitant confier le parcours migratoire de sa famille est invité à offrir au musée une part de son histoire personnelle, qu’elle soit individuelle ou collective, intime et singulière. »

Elles peuvent être valorisées pour créer des expositions, documentaires, livres ou animations artistiques, ou s’intégrer la scénographie d’un musée.

Avec Michèle Gellereau, nous nous interrogerons sur le rôle des amateurs et collectionneurs d’objets et leur relation avec l’institution mémorielle ou patrimoniale. Quel rôle jouent-ils dans la conservation et la sauvegarde des objets, la transmission du sens attaché aux objets, et la médiation entre le public et l’institution ?

Le Labex CAP lance son Programme International – Patrimoines, patrimonialisation et créations : enjeux contemporains

Le Labex CAP (dont est membre DICEN-IdF)
lance son Programme International

Patrimoines, patrimonialisation et créations : enjeux contemporains

par les rencontres du
27 – 28 novembre 2013, Galerie Colbert, INHA, Auditorium

L’extension des protections patrimoniales aux productions et aux témoignages de toutes les périodes historiques et à toutes les catégories d’objet, n’a pas seulement induit une inflation du nombre et une diversification du type des biens et des pratiques voués à la conservation, elle a aussi donné à la notion de patrimoine un caractère de plus en plus polysémique, au risque de sa dissolution, dans l’infini variété des domaines qu’elle recouvre. Cette extension générale s’accompagne d’un brouillage des définitions et d’une variabilité des pratiques d’inventaire, de collecte, d’enregistrement, de protection, de restauration ou d’exposition. Des approches, des méthodes et des doctrines, initialement élaborées dans un contexte déterminé par une conception fortement hiérarchique des civilisations, des périodes et des arts ont été peu à peu confrontées au traitement de corpus toujours plus étendus et divers, que n’organisent plus désormais ni la grille d’une histoire universelle, ni l’assurance d’une échelle des valeurs artistiques. À ce mouvement marquant l’approche européenne s’ajoute le déclin des valeurs nationales, souvent à l’origine des politiques patrimoniales, au bénéfice d’un universalisme ou d’un regard mondialisé, mais aussi de la revendication d’identités locales, religieuses, politiques, ethniques. Les communautés qui s’identifient aux patrimoines contemporains ne sont plus définies par les frontières des états ; elles sont mouvantes et à géométries variables, voire même dématérialisées. Enfin, à ces nouvelles communautés et ces nouvelles valeurs patrimoniales, à ces nouveaux corpus et ces nouveaux publics s’ajoutent des outils qui n’ont cessé, du milieu du XIXe siècle à nos jours, de l’invention de la photographie au développement des techniques numériques et du Web, d’apporter de nouvelles possibilités de reproduction, de conservation, d’indexation, de diffusion et d’échange, impliquant de nouvelles possibilités et de nouvelles méthodes.

Ces questions actuelles, portant sur les définitions et les enjeux du patrimoine, sont au coeur du programme du Labex CAP « Patrimoines, patrimonialisation et créations : enjeux contemporains », dont ces deux journées de rencontres marquent le point de départ.

Programme des rencontres ci-joint.

Mercredi 27 novembre 2013
Galerie Colbert – Auditorium
9h30 : Accueil des participants
9h45 : Introduction Philippe Dagen (directeur du Labex CAP), Jean-Philippe Garric (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

Session 1 : Patrimonialiser
10h00 : Agnès Callu (École Nationale des Chartes / Musée des Arts Décoratifs / IHTP), Laurent Le Bon (Centre Pompidou Metz), Xavier Veilhan (artiste)
De la création contemporaine dans les musées : la patrimonialisation de l’art vivant dans les musées français et européens / américains, des années 1960 à nos jours.
11h15 : Antonella Tufano (Ensa Paris-La Villette), Mark Kramer (Boston University), Bertrand Lemoine (Académie d’Architecture), Christine Colin (Ministère de la culture et de la communication) et Philippe Goergen (Centre de recherche et de restauration des musées de France)
Patrimonialiser les objets techniques ?
12h30 : Pause déjeuner

Session 2 : Usages du patrimoine
14h00 : Karen Bowie (Ensa Paris-la Villette), Marie-Noëlle Polino (Association pour l’histoire des chemins de fer), Paul Smith (Ministère de la culture et de la communication)
Patrimoine ferroviaire et régénération urbaine. Du système technique au paysage, du réseau au territoire.
15h15 : Sébastien Galliot (post-doctorant Labex CAP)
Le tatouage au prisme des sciences sociales et de l’histoire de l’art.
15h45 : Pause
16h00 : Didier Houénoudé (université d’Abomey-Calavi et Ministère de la Culture, Bénin), Maureen Murphy (HiCSA, université Paris 1), Richard Sogan (Directeur du Patrimoine culturel, Bénin) et Philippe Dagen (HiCSA, université Paris 1)
Face au patrimoine : l’art contemporain en Afrique et sa réception en occident.
17h15 : Marie Gispert (HiCSA, université Paris 1), Catherine Méneux (HiCSA, université Paris 1)
Les critiques d’art francophones des années 1880 à l’entre-deux-guerres : enjeux documentaires et scientifiques d’une approche prosopographique.

Jeudi 28 novembre 2013
Galerie Colbert – Auditorium

Session 3 : Mondialisation
9h30 : Jean-Sébastien Cluzel (université Paris Sorbonne), Agnès Latour-Kurashige (Architecte), Nishida Masatsugu (Kyoto Institute of Technology), Yagasaki Zentarô (Kyoto Institute of Technology)
La restauration des pavillons japonais des jardins Albert Kahn.
10h45 : Pause café
11h00 : Margareth Pereira (université Fédérale de Rio de Janeiro), Rafael Winter Ribeiro (université Fédérale de Rio de Janeiro), Claudia Heynemann (Archives nationales du Brésil, sous réserve), Alessia De Biase (Ensa Paris-La Villette), Véronique Zamant (Ensa Paris-La Villette)
Le classement de Rio de Janeiro au patrimoine mondial de l’humanité, une controverse.
12h30 : Pause déjeuner

Session 4 : Représentations
14h00 : Cécile Bargues (post-doctorante Labex CAP)
DADA disparu. Des oeuvres absentes, détruites, reconstruites.
14h30 : Nadia Podzemskaia (CNRS / EHESS)
Culture, patrimoine et création : la situation russe au lendemain de la révolution et dans les années 1920-1930.
Federica Rossi (Institut d’Architecture MARCHI, Moscow)
La Russie face à son histoire : démolition et reconstruction des édifices religieux de Moscou.
15h30 : Gennaro Toscano (INP)
Dessins, photographies, patrimoine et regard contemporain sur le paysage méditerranéen : l’exemple de la côte Amalfitaine.
16h00 : Sylvie Aubenas (BnF dép. des Estampes), Maria Francesca Bonetti (Istituto par la Grafica, Roma), Francesco Giovanetti (Comune di Roma) et Jean-Philippe Garric
Une capitale photographique : patrimoine urbain et patrimoine photographique à Rome (1850-1914)
Pause
17h45 : Daniel Fabre (IIAC / CNRS-EHESS)
Les émotions patrimoniales.