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Maurizio Ferraris : Documentalité et documedialité, Le 9 juin de 14h00 à 17h00

Thématique : Patrimoines

Maurizio Ferraris : Documentalité et documedialité

Maurizio FerrarisLe 9 juin de 14h à 17h
Cnam, rue Saint-Martin, Paris 3e, Studio de Cours 21.1.16
M° Arts-et-Métiers

Le 9 juin nous recevons le Pr Maurizio Ferraris, philosophe théoréticien, directeur du Centre interuniversitaire d’ontologie théorique et appliquée de l’Université de Turin. Grammatologue – il a collaboré avec Jacques Derrida –, il développe une vision de la société actuelle comme une société de l’enregistrement fondée sur le document écrit bien plus que sur la communication. Il conçoit l’époque actuelle, marquée par le web, comme une période d’intensification des actions d’enregistrements sous forme de traces qui engagent les individus.

Maurizio Ferraris est responsable pour le  Collège d’études mondiales de la Fondation Maison des sciences de l’homme du projet DOCUMEDIALITY : WEB, NEW MEDIA, AND NEW PERSPECTIVES IN ONTOLOGY, auquel Dicen-idf est associé pour le chapitre 5 The Archives of the Future.

Cette séance est l’occasion de confronter nos concepts de document, de trace, d’enregistrement, de preuve avec la vision originale du philosophe.

Pour mieux connaitre Maurizio Ferraris et son œuvre : https://maurizioferraris.it/

Pour préparer cette séance, Maurizio Ferraris nous recommande la lecture de son ouvrage :

Nous vous signalons également :

Programme de la séance

14h00 -15h00
Introduction par Claire Scopsi et Marta Severo
Présentation de quelques concepts de la documentalité

15h00 pause

15h15 : intervention de Maurizio Ferraris : Documentalité et documedialité

Copernic a révélé la structure de l’univers, Darwin l’origine de l’homme et Freud les fondements de la conscience. Le Web, ce révolutionnaire sans père fondateur, (le « père » du Web, n’est assurément pas Tim Berners-Lee) a révélé les structures profondes de la réalité sociale, avec une évidence jamais encore atteinte. Il a montré que la réalité sociale n’a pas seulement besoin de communications mais, plus encore d’enregistrements, en portant à notre regard, précisément depuis l’explosion de l’écriture à laquelle nous assistons depuis 3 décennies, le rôle non pas accessoire, mais constitutif, que jouent les documents dans la construction de la réalité sociale. J’appelle « documédialité » cette situation car elle est la fusion entre la dimension des média, qui sont désormais individualisés par les média sociaux (chacun étant devenu un « broadcaster » potentiel), et de la « documentalité », la couche documentaire qui est à la base de la construction de la réalité sociale.

Se Copernico ha rivelato la struttura dell’universo, Darwin le origini dell’uomo, e Freud i fondamenti della coscienza, il Web, questo rivoluzionario senza padre fondatore (il “padre” del Web non è certo Tim Berners-Lee) ha rivelato le strutture profonde della realtà sociale, con una evidenza mai prima raggiunta. Ha mostrato che la realtà sociale non ha bisogno solo di comunicazioni, ma, ancor più, di registrazioni, mettendoci sotto gli occhi, per l’appunto con esplosione della scrittura a cui assistiamo da tre decenni a questa parte, il ruolo non accessorio, ma costitutivo, che i documenti svolgono nella costruzione della realtà sociale. Chiamo “documedialità” questa situazione giacché comporta la fusione tra la dimensione dei media, che ora sono individualizzati dai social media (ogni soggetto è potenzialmente un broadcaster), e della “documentalità”, lo strato di documenti che sta alla base della costruzione della realtà sociale.

16h00-17h00 : discussion avec Maurizio Ferraris.

 

Production et transmission des savoirs à l’ère du numérique et de l’économie de la contribution – Séminaire doctoral ED139

Séminaire transdisciplinaire de l’École doctorale ED139 de Paris Nanterre

Séance organisée par le laboratoire Dicen-IDF

Rencontre avec Vincent Puig
Co-fondateur et directeur exécutif de l’IRI

Mardi 25 avril 2017, 14h-16h
Université Paris Nanterre
Bâtiment A, salle A 304
RER A Nanterre université
Ouvert à tous – chercheurs, doctorants, étudiants

À l’occasion de la publication du rapport Réseaux de savoirs. Production et transmission des savoirs à l’ère du numérique et de l’économie de la contribution réalisé par l’Institut de recherche et d’innovation du Centre Pompidou (IRI) pour l’UNSA, nous avons invité Vincent Puig à venir présenter cette recherche dans le cadre du séminaire transversal de l’ED139 « Connaissance, langage, modélisation », consacré cette année à la recherche(en)action.

« Dans le contexte d’une mutation globale de la société à travers la technologie numérique, l’enjeu contemporain majeur pour les institutions du savoir (à commencer par l’école) est double. Il s’agit d’une part d’évaluer dans quelle mesure ces institutions peuvent être réinventées dans le sens d’une acculturation et d’une appropriation de ces nouveaux outils. Mais il s’agit aussi d’investir une réflexion inter-institutionnelle et transdisciplinaire autour des transformations épistémologiques et épistémiques dont s’accompagne la révolution technologique que nous vivons aujourd’hui. [lire la suite]

Au vu des analyses et conclusions très riches de cette étude, nous pensons que vous pourriez avoir plaisir à venir discuter avec nous des perspectives que le numérique autorise ou exige dans le domaine de la formation. Ce pourrait être également l’occasion de découvrir d’autres projets conduits par l’IRI dans le domaine de l’innovation pédagogique ou plus généralement de l’organologie des connaissances.

version intégrale du rapport


IMPORTANT :

Pour les doctorants de Dicen-IDF, ce séminaire peut être validé au titre de la formation doctorale auprès de l’ED 139 de Paris Nanterre ou de l’ED Abbé Grégoire du Cnam (crédits alloués pour toute participation).

Merci de signaler votre intention de participer au séminaire en envoyant un mail à l’organisatrice

Visiter le site de l’ED 139 « Connaissance, langage, modélisation »
Visiter le site de LIRI

JE d’inauguration de la base « Bibliographies de critiques d ’art francophones »

Thématiques : esponsable de la thématiqueInterfaces

Journée inaugurale

Initié en 2014 le programme de recherche Bibliographies de critiques d’arts francophones réunit une équipe interdisciplinaire d’historiens de l’art, de l’architecture, du cinéma, de la photographie et de spécialistes des sciences de l’information et de communication. S’inscrivant dans la dynamique des humanités numériques, il a pour objectif de valoriser la recherche dans le domaine de la critique d’art par le biais d’une interface et d’une base de données (cf. Hackathon organisé le 3 février 2017). Il met ainsi à disposition des chercheurs les bibliographies primaires d’auteurs ayant exercé la critique d’art, issues de travaux de recherche préexistants et éditées par l’équipe de recherche. Le programme est centré sur une période allant du milieu du XIXe siècle à la fin des années 1930, bornes chronologiques bien entendu poreuses en fonction de l’activité de chaque auteur, qui sera toujours considérée dans son ensemble.

Portant sur les critiques d’art francophones, le site est susceptible d’accueillir des acteurs des scènes artistiques françaises, belges ou suisses, tout en prenant également en compte le contexte colonial.

Programme de la JE critiques d'arts francophones



L’interface est hébergée sur le serveur de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne. Mis en ligne en décembre 2016, il continuera d’être alimenté régulièrement à la fois par l’ajout de nouveaux critiques et par l’actualisation des documents pour les critiques déjà référencés.

Il propose un répertoire monographique permettant d’accéder à une page par critique, comprenant trois documents téléchargeables : la bibliographie primaire du critique, signée du (des) chercheur(es) qui l’ont élaborée et éditée par l’équipe de recherche du projet, une bibliographie secondaire sur le critique, une liste des sources d’archives identifiées. Les corpus complets sont privilégiés : les références bibliographiques sont relatives aussi bien aux beaux‑arts qu’à l’architecture, aux arts décoratifs, à l’affiche, à la photographie, au cinéma, mais aussi à la littérature ou à la politique si les critiques ont écrit sur ces sujets. Les textes eux‑mêmes ne seront pas numérisés.
Le site propose également une base de données comprenant l’ensemble des références présentes dans les bibliographies primaires des auteurs. Ceci représente environ 20 000 références à l’ouverture du site, couvrant une large période, du début du XIXe siècle au deuxième tiers du XXe siècle.
Cette base de données permet une recherche simple et une recherche avancée dans les champs de titre et complément de titre, auteur et pseudonyme, année de publication et type de publication (article, préface, monographie, etc.).
Le site comprend également un annuaire répertoriant les coordonnées des chercheurs ayant collaboré à une ou plusieurs pages consacrées à un critique, proposant ainsi un vaste panorama des chercheurs travaillant sur la critique d’art.
L’interopérabilité du site avec les technologies du Web de données est assurée, permettant une forte interaction avec les plateformes comme Isidore (plateforme d’accès aux ressources scientifiques, CNRS) ou Hal (Hyper Archives en Ligne, CNRS) et les solutions logicielles de gestion de références bibliographiques comme Zotero ou Mendeley.

Télécharger le programme.

Colloque : Une nouvelle histoire de la critique d’art à la lumière des humanités numériques ?

Logo du projet critiques

Logo du projet critiques

Une nouvelle histoire de la critique d’art à la lumière des humanités numériques ?

(du milieu du XIXe siècle à l’Entre-deux-guerres)

Lien sur Calenda

Colloque organisé par Anne-Sophie Aguilar (Paris 1, HiCSA), Eléonore Challine (ENS Cachan), Christophe Gauthier (Ecole nationale des Chartes), Marie Gispert (Paris 1, HiCSA), Gérald Kembellec (CNAM, Dicen-IdF), Lucie Lachenal (Paris 1, HiCSA), Eléonore Marantz (Paris 1, HiCSA), Catherine Méneux (Paris 1, HiCSA).

Paris, galerie Colbert de l’INHA le 18 mai 2017 et École des Chartes le 19 mai 2017

LE PROGRAMME DE RECHERCHE « BIBLIOGRAPHIES DE CRITIQUES D’ART FRANCOPHONES »

Initié en 2014 et soutenu par le Labex CAP, la Comue Hésam, l’HiCSA et l’Université Paris 1, le programme de recherche « Bibliographies de critiques d’art francophones » réunit une équipe interdisciplinaire d’historiens de l’art, de l’architecture, du cinéma, de la photographie et de spécialistes des sciences de la communication et de l’information. Il a pour objectif de valoriser la recherche dans le domaine de la critique d’art en mettant à disposition des chercheurs les bibliographies primaires de critiques d’art existantes. Les références bibliographiques seront relatives aussi bien aux beaux-arts qu’à l’architecture, aux arts décoratifs, à l’affiche, à la photographie, au cinéma, mais aussi à la littérature ou à la politique si les critiques ont écrit sur ces sujets.

Le socle de ce programme est la réalisation d’un site internet. Ce site contiendra un répertoire monographique permettant d’accéder à une page par critique, comprenant des documents .pdf téléchargeables (bibliographie primaire du critique, bibliographie sur le critique, sources d’archives), signés par les chercheurs qui les ont élaborés et édités par l’équipe du programme de recherche ; il ouvrira également sur une base de données répertoriant l’ensemble des références présentes dans les bibliographies primaires des critiques d’art mises en ligne ; enfin, le site proposera un annuaire des chercheurs ayant collaboré au projet.
Ce site internet sera lancé fin décembre 2016 et sera présenté au public et aux spécialistes lors d’une journée d’étude inaugurale le 3 février 2017. Outil pratique mis à disposition des chercheurs, il soulève également un certain nombre de questionnements théoriques. Ce colloque souhaite donc à la fois exploiter les possibilités de la base et réfléchir à ses répercussions dans l’approche de la critique d’art.

APPEL A COMMUNICATIONS

Compris dans un premier temps comme un simple outil d’une histoire de la réception des œuvres, les écrits relevant de la critique d’art ont souvent été cités sans tenir compte du contexte de leur énonciation et surtout de l’identité de leurs auteurs. Si les études monographiques de qualité se sont récemment multipliées, on observe que la médiation des connaissances sur la critique d’art continue de passer par des corpus fragmentés et des anthologies. Aujourd’hui, les outils numériques permettent d’aller plus loin, et de proposer des modèles d’organisation et de diffusion du savoir qui envisagent différemment la critique d’art, loin de son statut de simple marginalia de l’œuvre commentée. Partant de ce constat, le programme de recherche Bibliographies de critiques d’art francophones (Labex CAP, HeSam université, Université Paris 1) lancera à la fin de l’année 2016 un site proposant non seulement la bibliographie complète d’auteurs ayant exercé la critique d’art mais donnant également la possibilité de faire des recherches par champ (date, revue, auteur, etc.).

Plus qu’un simple outil documentaire, ce futur site permet de revoir en profondeur la manière d’aborder la critique d’art et les critiques d’art. Non discriminant, puisqu’il ne prévoit pas de typologie ou de classement autre que le support de diffusion du texte (article, ouvrage ou chapitre d’ouvrage), interdisciplinaire, ce site ne vise pas à l’appréciation de la valeur critique du texte – éminemment subjective – au profit d’une vision d’ensemble de la production littéraire des auteurs concernés, quel que soit le champ artistique sur lequel leur regard s’est porté (photographie, cinéma, beaux-arts, architecture, etc.). Il permet ainsi une approche renouvelée à la fois de la production critique de chaque auteur – aucun texte ne prenant le pas sur un autre – et sur la critique d’art en général dont le champ se voit élargi à une grande diversité à la fois d’objets et de supports. Ce sont ces renouvellements, qui sont également des questionnements théoriques, que le colloque se propose d’aborder selon quatre axes.

  1. Faire carrière
  2. Privilégiant les critiques d’art à la critique d’art, le site affirme tout d’abord une approche monographique qui pose un certain nombre de questions. Prendre en compte l’ensemble des écrits d’un auteur ayant exercé la critique en envisageant le temps long permet ainsi de s’interroger sur son positionnement dans un champ, littéraire, artistique, voire commercial pour les arts qui sont aussi des produits de consommation, et sur l’évolution de ce positionnement. Peut-on, à proprement parler, utiliser le terme de « carrière » pour un critique et comment en déterminer les étapes à la fois professionnelles et intellectuelles ? Comment cette « carrière » peut-elle se construire face à la nécessité de rendre compte d’une actualité artistique toujours plus dense ? Peut-on, pour des domaines plus neufs ou plus techniques comme ceux de l’architecture, du cinéma ou de la photographie, véritablement parler de critique d’art professionnel ?

  3. Masse critique
  4. Proposer des bibliographies à finalité exhaustive suppose de prendre en compte l’ensemble des écrits d’un critique dans une approche qui ne soit plus qualitative mais quantitative. La « masse critique » ainsi dégagée suppose une réévaluation des corpus. Dans quelle mesure permet-elle une réflexion sur la place de certains textes, non plus donnés isolés mais réinscrits dans une histoire et dans un corpus, dans une sorte de génétique de la critique qui permettrait de déconstruire certains mythes fondateurs. Comment ces textes ont-il pu faire l’objet de refonte et de réédition et avec quelles conséquences ? Mais cette masse critique peut engager également à une approche statistique ou plus sociologique, posant la question de la constitution d’une expertise et de l’existence d’une « critique moyenne ».

  5. Nouveaux corpus
  6. Au sein de cette « masse critique », certains types de textes ou de supports souvent minorés retrouvent leur place dans la production d’un critique. La confrontation de bibliographies exhaustives permet ainsi de mettre en lumière une nouvelle manière de faire de la critique d’art à cette période et pose la question des supports et formes de publication. Quelles sont les nouvelles formes que prend cette critique d’art, enquêtes ou interviews d’artistes ou de collectionneurs par exemple ? Quel est le rôle joué par les préfaces de plus en plus nombreuses écrites par les critiques d’art dans les catalogues de revues et comment leur étude peut-elle permettre de réfléchir par des cas concrets au fameux système « marchand critique » ? Du côté des supports, on peut s’interroger sur la place prise par les quotidiens dans le champ critique mais aussi sur la manière dont s’articulent, pour l’architecture, le cinéma ou la photographie, écrits dans les revues techniques et écrits dans les revues artistiques.

  7. Au-delà de la critique d’art
  8. Interdisciplinaire, la base/le site met également en lumière la polygraphie essentielle des auteurs ayant pratiqué la critique. Souvent touche-à-tout, ils s’intéressent à des domaines très différents, fréquemment dictés par l’actualité, ce que permet de montrer une bibliographie exhaustive. Cependant, une fois ce constat posé, la confrontation entre les textes continue de poser un certain nombre de questions. Existe-t-il encore des champs spécifiques, par exemple pour les arts décoratifs ? Le fait d’écrire sur plusieurs media suppose-t-il une certaine analogie dans la structuration de nouveaux champs ? Comment évolue l’idéal d’unité des arts à la lumière de ces écrits sur l’art et de leurs supports ? Y a-t-il une approche spécifique d’ensembles nouveaux, de pratiques nouvelles, qu’elles soient considérées ou non comme artistiques, par exemple dans le champ politique ?

    Les propositions de communication, d’une page maximum, et indiquant les principales sources utilisées, sont à adresser avec un CV avant le 2 novembre 2016 à :
    Anne-Sophie Aguilar (anso.ag@free.fr), Eléonore Challine (eleonore.challine@ens-cachan.fr), Christophe Gauthier (christophe.gauthier@enc-sorbonne.fr), Marie Gispert (marie.gispert@wanadoo.fr), Lucie Lachenal (lucielachenal@free.fr), Eléonore Marantz (eleonore.marantz-jaen@univ-paris1.fr) et Catherine Méneux (catherine.meneux@orange.fr).

    Les réponses seront communiquées au plus tard le 9 janvier 2017.

Appel à communications : Médiation des mémoires en ligne

Appel à publication pour un numéro de  Les Cahiers du Numérique (http://lcn.revuesonline.com)

Médiation des mémoires en ligne

sous la direction de Claire Scopsi et Rémy Besson

Intention de soumission : 25/09/2015

Ce numéro des Cahiers du Numérique propose de questionner, à l’heure du numérique, l’évolution des pratiques professionnelles et amateur de collecte et de valorisation des mémoires filmées qu’elles concernent l’histoire contemporaine, la sociologie, l’anthropologie, l’ethnomusicologie ou encore l’action culturelle et l’intermédialité (liste non exhaustive).

Les contributions, transdisciplinaires,    éclaireront la manière dont le numérique conduit à reconsidérer les différentes étapes de cette mise en mémoire. Qu’est‐ce qui change quant la valorisation des entretiens est à la portée du plus grand nombre ? Qu’est‐ce qui évolue quand les récits mémoriels filmés sont intégrés à des plateformes plurimédia ? Quels usages sont fait de ces images par les individus, par les groupes de mémoires et par les institutions ? Est‐ce que cela transforme la façon dont les communautés mobilisent le support mémoriel qu’est l’acteur de l’histoire filmé ? Quels matériaux pour l’histoire ou la sociologie peuvent être ainsi produits ? Cela n’est pas uniquement à interroger d’un point de vue technologique, mais aussi en termes de pratiques et d’usages artistiques, culturels et sociaux desdites technologies. Il s’agira ainsi, de se demander ce qui fait rupture au tournant du XXIème siècle, ainsi que ce qui relève de l’ordre de la continuité. 

 AXES DE PROPOSITIONS POSSIBLES (LISTE NON EXHAUSTIVE)

Pour exemple, les contributions proposées pourront porter sur : 

  ‐ Des dispositifs socio‐techniques de collecte ou de valorisation (archives ouvertes, scénographies muséales, pratiques d’amateurs).

‐ Des interprétations sémiopragmatiques et/ou génétiques de corpus d’entretiens filmés créés au format numérique ou numérisés.

‐ Des enjeux mémoriels qui se sont cristallisés autours d’usages artistiques, culturels ou sociaux des images animées partagées sur le web.

‐ Des pratiques et usages amateurs de ces images animées portant sur la mémoire.

‐ Des réflexions méthodologiques, épistémologiques ou historiographiques impliquant une prise en compte des effets de rupture et continuité impliquées par l’émergence de l’époque du numérique dans le domaine de la captation d’entretiens filmés avec des acteurs de l’histoire.  

Texte complet de l’appel sur le site de la revue (suivez le lien)

Comité de lecture du numéro

  • Michael Bourgatte (Institut Catholique de Paris, Atelier du Numérique) / EA 7403,
  • Evelyne Broudoux (Conservatoire National des Arts et Métiers, Dicen-IDF)
  • Florence Descamps(Ecole Pratique des Hautes Etudes, Histara)
  • Michèle Gellereau (Université de Lille3, Geriico)
  • Véronique Ginouves (Maison méditerranéenne des Sciences de l’Homme)
  • Louise Merzeau (Université Paris Ouest Nanterre La Défense, Dicen-IDF)
  • Roger Odin (Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3, IRCAV)
  • Viva Paci (Université du Québec à Montréal)
  • Marcelo Vitali-Rosati (Université de Montréal)

Calendrier

Intention de soumission :                                              25/09/2015

Notification aux auteurs :                                              10/10/2015

Date limite de soumission :                                           20/12/2015

Date de notification d’acceptation aux auteurs :      1/02/2016

Date de la version finale :                                              15/03/2016

Remise éditeur :                                                              avril 2016

Parution du numéro spécial :                                       juin 2016

Recommandations aux auteurs

  • Les intentions de soumission (6000 caractères, espaces compris, plan et références bibliographiques non compris) sont à envoyer à Claire Scopsi : claire.scopsi@cnam.fr avant le 25/09/2015. Elles doivent comporter prénom et nom, institution d’attache, adresse électronique, titre de l’article, 3 à 5 mots clefs. Elles seront envoyées en deux versions : 1 version PDF de référence et 1 version word ou odt modifiables pour permettre l’anonymisation. Les deux versions doivent être identiques.
  • Les soumissions sont à envoyer à Claire Scopsi : claire.scopsi@cnam.fr avant le 20/12/2015 et doivent respecter la feuille de style de la revue disponible sur le serveur http://lcn.revuesonline.com (ou sur demande à : lcn@lavoisier.fr).

Les articles font entre 20 à 25 pages (50 000 signes environ, espaces, notes de bas de page et bibliographie compris). Ils sont acceptés en français .

Les soumissions seront envoyées en deux versions : 1 version PDF de référence et 1 version word ou odt modifiables pour permettre l’anonymisation. Les deux versions doivent être identiques.

  • les versions finales seront acceptées au format word.

Les soumissions seront évaluées en double aveugle.

Contact

Claire Scopsi (Maitre de Conférences, Dicen-Idf CNAM Paris) : claire.scopsi@cnam.fr

Rémy Besson (Postdoctorant à l’Université de Montréal): remybesson@gmail.com

Appel à communication : Écrilecture augmentée dans les communautés scientifiques

Labex Hastec

Humanités numériques et construction des savoirs (extension de la date de soumission de résumé)

Le web et les technologies associées au lien hypertexte sont à l’origine d’environnements de lecture enrichie dont nous avons commencé à établir une photographie sous plusieurs angles : celui de l’innovation logicielle et ceux des usages actuels et à venir. Cette lecture enrichie qui repose sur des actes scripturaux nous a incités à reprendre le concept d’écrilecture théorisé par Pedro Barbosa dans sa thèse de 1992 et né de la rencontre des pratiques littéraires créatrices avec l’ordinateur. Alain Vuillemin l’avait repris pour caractériser ce nouveau comportement du lecteur entraîné dans des manipulations créatrices face à l’écran. Nous situons l’écrilecture dans l’évolution des pratiques historiques de construction de l’érudition et pensons à la « lettrure » observée dès le moyen âge qui, comme le rappelle Emmanuel Souchier, désignait une seule et même activité. Réservées à une élite de « lettrés », la lecture et l’écriture étaient pensées comme un seul processus, constitué par des actions liées et complémentaires dans lesquelles l’activité de lecture, hautement structurante, permettait au récepteur de la connaissance construite de devenir acteur par l’enrichissement des idées transmises. Ce procédé intervenait par capitalisation intellectuelle et agrégation avec sa réflexion dans une transformation scripturale et pouvait être matérialisé sur le support physique au moyen de marginalia, notes de bas de page et autres annotations. Aujourd’hui, les processus d’écrilecture sont soutenus par de multiples fonctionnalités logicielles et rendus autonomes par raisonnement computationnel sur la sémantique.

Les pratiques liées aux usages de lecture « savante » se sont perpétuées au cours des siècles et les annotations sont elles-mêmes devenues objets d’études, comme plus-values des textes originaux ou documents à part entière. Les enrichissements peuvent être observés sous un angle épistémologique par la construction de l’autorité, ou sous des éclairages philologiques, paléographiques sur les documents originaux ou encore prosopographiques en éditorialisant les biographies et bibliographies d’auteurs enrichies de notices d’autorité. Si nous observons, par exemple les collections léguées à des musées et bibliothèques, les notes manuscrites ajoutées par leurs propriétaires aident à la réception située des œuvres, à comprendre leurs inspirations et l’interprétation spécifique qu’ils avaient des ouvrages étudiés. Le commentaire, la critique implicite ou explicite des écrits sont en effet de précieux atouts pour juger, en complément de l’œuvre, de la compréhension d’un auteur sur des écrits antérieurs et de sa réception sur le sujet traité, tout du moins la manière de le traiter. La posture épistémologique émerge donc parfois de manière implicite par l’analyse des corpus d’annotation, mais parfois aussi de manière très explicite par la critique annotée dans les ouvrages étudiés.

D’une manière générale, l’écrilecteur est un sélectionneur, un acteur qui de par ses pratiques est directement associé à la transformation du texte lu et plus généralement des documents – sous la forme d’annotations et de commentaires. En effet, la typologie documentaire fait ressortir la pluralité de matérialités d’objets observés et des grilles de lecture associées. Si un certain nombre d’outils d’écrilecture ont été élaborés ces vingt dernières années dont il serait utile de dresser des typologies et des bilans d’appropriation par les communautés concernées, de nouveaux modèles sont en cours d’élaboration. Souvent basés sur l’enrichissement automatisable des références, ces nouveaux modèles interrogent la notion d’augmentation qui – évoquons le point de vue d’H. Arendt – provient de l’autorité : ce que l’autorité augmente c’est la fondation (augmenter = augere). Rappelons que cet objectif d’augmentation a concerné « l’intelligence humaine » dès les années 1960 avec NLS (oN-Line System), le dispositif logiciel issu du projet de recherche de Douglas Engelbart intitulé « Human augmentation framework ». Dès ses origines, le Web était éditable depuis Nexus, le premier navigateur pensé par Tim Berners Lee. Une approche historique retraçant les grandes étapes de l’écrilecture informatique pourrait mettre en perspective l’entrelacement de l’ingénierie avec les approches des sciences humaines et sociales.

La multiplication potentielle des fonctionnalités interroge la qualité de la lecture et ses modifications : quels défis sont à relever par l’enseignement face aux lectures close, hyper et machine décrites par Katherine Hayles ? Quelles conséquences pour la lecture face à sa verticalisation ?

Les données scientifiques, textuelles ou multimédias, sont numérisées à grande échelle par les communautés scientifiques, les États et les sociétés privées. Avec l’avènement du Web social et de la sémantique proposée par les contenus liés sur le Web dans les moutures successives pensées par Tim Berners Lee, il est devenu possible de transposer de manière systématique, sinon aisée les corpus documentaires des sciences humaines vers un espace numérique accessible unique accessible à tous de manière simultanée et de les lier pour en faciliter l’exploitation savante dans l’idée de ce que l’on appelle les humanités numériques.

Certaines productions documentaires scientifiques nativement numériques, multi, cross et transmédias reposent sur la collaboration massivement distribuée (citizen science) ou internalisent la réception des publics. De nouveaux modèles éditoriaux restent donc à imaginer où les réponses des lecteurs pourraient augmenter et diversifier les corpus « sémantisés », leur exposition peut en être facilitée si une indexation adéquate a été réalisée sur les plateformes de diffusion.

Nous appelons donc, à la suite du séminaire « Ecrilecture », les membres de la communauté scientifique à partager leurs réflexions et retours d’expérience sur le sujet de la co-construction d’un savoir scientifique grâce à des approches innovantes de médiation. Sont attendus pour ce livre, des propositions de chapitres concernant la théorie, les études de cas et les retours d’expérience touchant aux domaines suivants :

  1. Coordination numérique de la construction des savoirs collectifs ;
  2. Construction de la connaissance scientifique par l’annotation ;
  3. Aspects conceptuels : modélisation et réalisation de dispositifs adaptés à l’écrilecture, nouveaux modèles de documents scientifiques ;
  4. Médiation et vulgarisation scientifique en contexte dans le temps et l’espace (géolocalisation / chrono-tagging…) : méthodologies de construction des savoirs augmentés personnalisables par la sémantique (recommandation, détection d’entités nommées, facettes …) ;
  5. Retours d’expériences sur les projets de corpus « sémantisés », l’importance de l’éditorialisation des métadonnées ;
  6. Entrepôts de la science, matière première des humanités numériques : description, normes et interaction ;
  7. Bibliographies scientifiques annotées : l’intérêt d’une approche collaborative dans les unités de recherche ;
  8. Aspects sociohistoriques de la construction de l’écrilecture informatique.

Format

  • Évaluation en double-aveugle
  • Volume des chapitres : entre 30 et 35 000 signes (espaces compris)

Calendrier

  • 7 septembre 2015 21 septembre 2015(prolongation) : date limite d’envoi des résumés d’une page accompagnés d’une courte bibliographie à gerald.kembellec@cnam.fr et evelyne.broudoux@cnam.fr
  • 23 octobre 2015 9 novembre 2015 : notification de sélection des résumés
  • 25 janvier 15 février 2016 (prolongation): réception des chapitres (télécharger la feuille de style)
  • 18 avril 2016 25 mai : retours des évaluateurs
  • 25 avril 2016 10 juin: notification aux auteurs
  • 15 juillet 20161 septembre 2016 : réception des chapitres définitifs, à gerald.kembellec@cnam.fr et evelyne.broudoux@cnam.fr
  • 30 septembre 2016 : envoi des chapitres à l’éditeur
  • Parution en décembre 2016 ou janvier 2017.

Comité scientifique :

  • Aurélien Berra (Paris-Ouest, ArScAn)
  • Evelyne Broudoux (Cnam, Dicen)
  • Ghislaine Chartron (Cnam, Dicen)
  • Orélie Desfriches-Doria (Lyon 3, Elico)
  • Laurence Favier (Lille 3, Geriico)
  • Luc Grivel (Paris 1, Paragraphe)
  • Gérald Kembellec (Cnam, Dicen)
  • Olivier Le Deuff (Bordeaux Montaigne, Mica)
  • Julie Lemarié (Toulouse Le Mirail, CLLE)
  • Annaig Mahé (ENC/Urfist, Dicen)
  • Louise Merzeau (Paris-Ouest, Dicen)
  • Camille Paloque-Berges (Cnam, HT2S)
  • Loïc Petitgirard (Cnam, HT2S)
  • Alexandra Saemmer (Paris 8, CEMTI)
  • Brigitte Simonnot (Université de Lorraine, Crem)
  • Florence Thiault (Lille 3, Geriico)

Éditeur :

ISTE éditions.

Quatrième séance du séminaire écrilecture augmentée sur le Web pour les communautés scientifiques

Labex Hastec
Programme

  • 17h00-17h45 : « Pour une sémiotique critique de l’hyperlien », par Alexandra Saemmer
  • 17h45-18h00 : Appel à communication pour l’ouvrage « Ecrilectures scientifiques » collaboration HASTEC/Dicen/HT2S
  • 18h00-18h30 : Clôture du séminaire et cocktail

Pour la dernière séance de notre séminaire écrilecture, un cadrage théorique viendra proposer une grille de lecture pour les exemples exposés précédemment.
Afin de proposer un modèle d’écrilecture, Alexandra Saemmer nous propose une intervention intitulée « Pour une sémiotique critique de l’hyperlien » afin de penser cette écrilecture en fonction des publics destinataires :


"L'objectif de cette intervention consiste à montrer comment le « texte » médiatique (au sens large, incluant l’image, l’animation, l’interactivité) constitue une préfiguration des pratiques de réception.
Par la prise en compte des conditions de production du texte médiatique, la sémiotique critique rejoint certaines préoccupations de l’économie politique, mais démontre aussi comment les textes peuvent au moins partiellement résister aux déterminations économiques, par leur épaisseur sémiotique même.
Dans l'introduction théorique, je positionnerai mon approche, que j’ai l’habitude d’appeler « sémio-rhétorique », par rapport aux méthodologies d’analyse proposées du côté des Cultural studies. Je proposerai ensuite l’analyse critique « en acte » de quelques exemples de discours repérés dans la presse en ligne en me concentrant sur un phénomène textuel particulier, l’hyperlien."

Nous présenterons les détails et modalités de l'appel ouvert à communication qui sera publié sur le site des Laboratoires Dicen, HT2S et du Labex Hastec.

Infos pratiques

l’adresse de l’Urfist :
17 rue des Bernardins, M° Ligne 10 Maubert-Mutualité
(plus d’infos)

Attention, l’entrée de la salle se fait directement sur la rue par la porte vitrée (et non par l’entrée de la porte cochère).

Venez tester les herbiers numériques collaboratifs !

Le 10 octobre 2014, à l’occasion du 220e anniversaire du CNAM, seront présentés les dispositifs de science participative étudiés par le laboratoire DICEN, partenaire de l’infrastructure eRecolnat. Il s’agit autant de faire découvrir ces sites que d’appuyer nos développements ultérieurs sur des retours des usagers.

Planche d'herbier numérisée du Musée National d'histoire naturelle

Pityrogramma aurantiaca. Les Herbonautes (lesherbonautes.mnhn.fr) pourront vous aider à déchiffrer l’étiquette de cette planche de l’herbier du Muséum National d’Histoire Naturelle.

Juniperus Virgiana. A découvrir sur le site américain Notes From Nature…

Le projet sera présenté plus précisément à 11h30, 12h30 et 18h, mais pour pourrez découvrir les sites tout l’après-midi.