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A propos Louise Merzeau

Enseignant-chercheur en sciences de l'information et de la communication à Paris Ouest Nanterre La Défense. Membre du laboratoire Dicen-IDF

Séminaire transdisciplinaire de l’École doctorale ED139 : La recherche (en) action

Argumentaire

La recherche-action se donne pour objectif, en plus de la compréhension, l’action et la transformation des pratiques dans les champs concernés : transformer la réalité tout en produisant des connaissances qui questionnent et documentent ces transformations.
Elle vise à combiner la recherche fondamentale – travail sur les concepts, les aspects théoriques, les controverses scientifiques… – avec une démarche applicative – préconisations, prototypage, conception d’objets et réalisation de démonstrateurs.
En sciences humaines et sociales, cette méthode de recherche défend l’idée d’une spécificité par rapport à ceux des sciences exactes, notamment dans leur rapport à la contextualisation des expérimentations, à l’implication des acteurs et aux finalités mêmes de la science. Du côté des sciences dures, elle est envisagée comme une introduction au monde de la recherche et développement (R&D) dans les entreprises et l’industrie.
Apparue dans les années 1930 avec l’École de Chicago, cette démarche a depuis évolué, dans ses protocoles comme dans ses enjeux. Elle connaît aujourd’hui un regain d’intérêt, en particulier parce qu’elle représente une alternative aux discours de l’expertise, que la société en crise réclame, mais qui éloignent la recherche de sa visée d’émancipation et d’autonomisation des individus. La recherche (en) action s’avère plus que jamais importante pour assurer à la recherche française un leadership au plan européen ou international, sans renoncer à l’excellence académique. Elle s’inscrit dans une tendance à la professionnalisation des formations, tout en réitérant leur attachement aux travaux des équipes et laboratoires de recherche au sein de l’université.
Traversant des domaines très variés, ce séminaire présentera quelques exemples de recherche (en) action, en mettant à chaque fois en évidence la nature du tressage entre questionnement épistémologique et modalités d’intervention. Qu’il s’agisse de son espace-temps, de ses ressources, de ses dispositifs ou de ses régimes d’autorités, la recherche (en) action présente des spécificités dont la recherche doctorale demeure encore trop souvent éloignée.
Ce séminaire donnera la parole à différents types d’intervenants : chercheurs, directeurs scientifiques de grandes entreprises R&D, ingénieurs, représentants d’institutions, doctorants. Ils présenteront leur expérience et leur point de vue sur des projets mettant en collaboration monde industriel, monde académique et société civile.
Ces séances permettront ainsi de comprendre comment la recherche (en) action permet de conduire des projets scientifiques d’envergure – en créant de la connaissance fondamentale, des théories, des modèles, de nouvelles méthodologies d’analyse et d’expérimentation, en levant des verrous technologiques et en développant de nouveaux bancs expérimentaux.
L’ambition de ce séminaire est d’amener ainsi les doctorants de diverses disciplines à entrevoir les activités de recherche et la conduite de projets scientifiques dans une logique de collaboration avec le monde non académique. Ce faisant, nous pensons qu’il pourra également contribuer à une meilleure intégration des nouveaux ingénieurs et docteurs dans les entreprises et les laboratoires R&D.

Programme

– mardi 24 janvier 2017 #1 – 14h-16h – Salle A305
Science participative en botanique : l’expérience des herbonautes
Intervenante : Lisa Chupin (Doctorante au laboratoire Dicen-IDF sous la direction de Manuel Zacklad).

mardi 24 janvier 2017 #2 – 16h-18h – Salle A305
Le haut débit. 5G : Will it be ready by 2010 ?
Intervenant : Dr. Ing. Marouane Debbah, Vice-President of the Huawei France R&D center and director of the Mathematical and Algorithmic Sciences Lab, Full Professor at CentraleSupelec (Gif-sur-Yvette, France) since 2007, From 2007 to 2014, he was the director of the Alcatel-Lucent Chair on Flexible Radio.

– mardi 31 janvier 2017
– 14h-16h – Salle A305
Mécanique – Automobiles : Place des doctorants au sein du groupe PSA
Intervenant : Dr. Ing. Mihai SOCOLIUC Responsable des communautés scientifiques, PSA Groupe DRD/DRIA/DSTF – Direction Scientifique et Technologies Futures, Centre Technique de Vélizy

– mardi 21 février 2017
– (Horaire à confirmer) – Salle A304
The Challenge of energy efficiency in future networks
Intervenante : Azeddine GATI (Professeur des universités, chair d’Orange Lab).

– mardi 28 février 2017 – 16h30-18h30 – Salle A304
Chercher avec/dans les archives du web
Intervenantes
– Claude Mussou (Ina, Cheffe du service Inathèque – Direction déléguée aux Collections)
– Valérie Schafer (chargée de recherche à l’Institut des sciences de la communication du CNRS (ISCC), Docteure HDR en histoire, spécialiste de l’histoire des réseaux de télécommunication), Lauréate du Prix de l’Inathèque.

– mardi 7 mars 2017 #1 – 14h-16h – Salle A304
Radiofréquences et communications
Intervenants
– Jean-Yves DADEN de THALES COM. Responsable du laboratoire et hyperfréquences (Site de GENNEVILLIERS)

– mardi 7 mars 2017 #2
– 16h-18h – Salle A 304
La recherche pour le Défense
Intervenant : Dr. Ing. Thomas Merlet de Thales TOSA, responsable des activités missiles (Site d’Elancourt).

mardi 18 avril 2017 – 14-16h – Salle A304
Recherche-action dans le champ de l’éducation et du travail social – bases épistémologiques, visées et démarches employées
Intervenants :
– Marie-Anne Hugon, Alain Vulbeau (Professeurs en Sciences de l’Éducation, Équipe : Crise, école, terrain sensible, CREF (EA 1589) : Recherche action dans les classes et dans les institutions de la jeunesse (titre à confirmer)
– Anna Rurka (MCF), Patrick Rousseau (chercheur associé) Equipe : Education familiale et intervention sociale auprès des familles, CREF EA 1589) : La spécificité des recherche-actions en protection de l’enfance
– Roberta Carvalho Romagnoli, Professeure de psychologie, Université Pontificale Catholique du Minas Gerais (UPCMG) – Brésil (membre du réseau Recherche Avec) Pratiques de recherche venant d’ailleurs. (Titre à préciser)

– mardi 25 avril 2017 – 14h-16h – Salle A 304
Questions numériques : une initiative de la Fing
Intervenant : Jacques-François Marchandise, cofondateur et directeur de la recherche et de la prospective de la Fing

– mardi 2 mai 2017 – 14h-16h (séance à confirmer) – Salle A304
Projets pédagogiques de l’Institut de recherche et d’innovation (IRI)
Intervenants :
– Vincent Puig (co-fondateur et directeur exécutif de l’IRI / Centre Pompidou)

Télécharger le programme

Validation au titre de la formation doctorale

Pour les doctorants de Dicen-IDF, ce séminaire peut être validé au titre de la formation doctorale auprès de l’ED 139 de Nanterre (crédits alloués pour toute participation).

Accès

Le séminaire a lieu sur le campus de Paris Nanterre au bâtiment A
200 avenue de la République – 92000 Nanterre
RER ou SNCF Nanterre université
télécharger le plan du campus

Référente Dicen-IDF à l’ED139 : Louise Merzeau

Séminaire Écritures numériques et éditorialisation : saison 2016-17

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Fondé par Sens Public en 2008, à l’initiative de Gérard Wormser et Marcello Vitali Rosati, le séminaire a bénéficié du soutien de l’Iri pendant plusieurs années.
Depuis la rentrée 2015, le laboratoire Dicen-IDF, dans le cadre des travaux de l’axe 4, a rejoint l’organisation du séminaire, qui se déroulera désormais au Cnam pour sa partie parisienne.

 Informations pratiques

Les séances ont lieu le jeudi de 17h30 à 19h30 (heure de Paris) – de 11h30 à 13h30 (heure québécoise)

À Paris :
Cnam 2 rue Conté, 75003 Paris, M° Arts-et-Métiers
Salle 33.3.20 (au fond à gauche de la cour, 3e étage, porte en face de l’ascenseur)

À Montréal :
Université de Montréal – salle C-8041 (Pavillon Lionel-Groulx)

Une captation vidéo des interventions et des échanges sera visible en direct et en différé sur Youtube et sur le site de Dicen-IDF.

Consulter le site du séminaire
télécharger l’affiche

Argumentaire saison 2016-2017 :
L’éditorialisation, entre maîtrise et déprise

Grâce à l’intervention de nombreux chercheurs et praticiens du numérique, et en adoptant chaque année une grille de lecture particulière (la notion de profil l’année dernière, les dynamiques d’élaboration et de circulation des savoirs l’année précédente, ou encore les écritures numériques avec une approche littéraire), notre séminaire a questionné la notion d’éditorialisation et a évalué l’étendue de ses implications.
L’ayant défini comme l’ensemble des opérations, dispositifs, acteurs ou médiations nécessaires à l’intégration et la valorisation des ressources au sein de l’environnement numérique, nous nous sommes plus particulièrement intéressés à l’interaction entre contenus (ou  ressources), environnement technique (réseau, serveurs, plateformes, CMS, algorithmes, moteurs de recherche…), aspects formels et structurels (hypertexte, multimédia, métadonnées) et pratiques (annotation, commentaires, recommandations).

D’année en année, le séminaire a élargi l’acception du mot, allant jusqu’à lui conférer une dimension ontologique, en considérant que l’éditorialisation permet de penser l’espace numérique et plus largement de renouveler une pensée de la production du réel.

Nous cherchons désormais à poursuivre l’exploration de ces processus d’édition ouverts dans l’espace et le temps, pour mieux comprendre comment ils renouvellent l’élaboration et la transmission des savoirs.

Parmi les différents enjeux que nous souhaitons interroger, la place des usagers dans les processus d’éditorialisation fera l’objet d’une attention particulière. Quels sont les nouveaux rapports entre individus, collectifs et producteurs de contenus (entreprises, institutions, développeurs etc.) ? Qu’est-ce qui relève encore d’une maîtrise des dispositifs dans l’éditorialisation, et faut-il accorder une valeur aux formes de “déprise” qu’elle impose aux utilisateurs ? Quelle est la marge de l’usage face aux logiques normatives qui structurent l’environnement ?
Afin d’écarter toute essentialisation du fait numérique, le séminaire de cette année voudrait mener ces questionnements à travers l’analyse d’expériences concrètes. Nous tenons en effet à considérer la matérialité des traces et des écritures, en même temps que la réalité des pratiques et des contextes, pour mettre en relief la variété des processus d’éditorialisation.
On examinera notamment comment ces processus sont susceptibles de transformer ou révoquer les sectorialisations traditionnelles (ex : séparation entre les domaines de la musique et de la vidéo, opposition savant / non savant, pratiques marginales / pratiques main stream…). Ce faisant, on s’efforcera d’en produire une nouvelle catégorisation, en élaborant collectivement une grille de description des nouvelles configurations éditoriales.

Programme

17 novembre 2016
De l’éditorialisation à l’éditorialisation (2007-2017)

bachimont-bruno-smallConférence de Bruno Bachimont

À partir des années 2000 les chercheurs commencent à utiliser le terme d’éditorialisation. En 2007, Bruno Bachimont en propose une définition précise, comme processus de redocumentarisation de ressources en contexte numérique, et la relie explicitement au contexte des pratiques documentaires, en particulier dans le domaine des archives audiovisuelles.

Dix ans après, comment la notion s’est-elle enrichie ou déplacée ? En quoi le terme est-il encore opérationnel ? Son inscription dans l’univers de la documentation doit-elle être repensée ?

Nous avons invité Bruno Bachimont à revenir avec nous sur cette histoire du mot et de l’idée d’éditorialisation, pour l’interroger sur ce qu’il appelle « l’économie de la variante à l’ère du numérique » et pour mieux circonscrire les chantiers qui restent à explorer.


15 décembre 2016
De l’édition à l’éditorialisation (faire métier d’éditeur dans l’environnement numérique)

Comment l’environnement numérique a-t-il transformé le métier de l’éditeur ? Quelle est la place du travail d’éditorialisation dans les métiers de l’édition ? Dans quelle mesure ce travail fait-il l’objet d’une externalisation et d’une délégation – en amont (ingénieur des connaissances, construction des ontologies…) aussi bien qu’en aval (moteurs de recherche, hébergeurs, diffuseurs, annotateurs, lecteurs) ?

Intervenants :

    • @GuylaineBeaudry (directrice de la Bibliothèque de Concordia, créatrice d’Érudit et créatrice d’Érudit et des nouvelles presses numériques de Concordia
    • Hervé Le Crosnier @hervelc (éditeur multimédia chez C&F éditions, enseignant-chercheur à l’Université de Caen, ancien conservateur des bibliothèques)

Storify du fil Twitter de la séance


19 janvier 2017
De la bibliothèque au web et réciproquement

Les bibliothèques jouent un rôle privilégié dans le paysage dessiné par l’éditorialisation. Si l’accès et la circulation des contenus demeurent au cœur de sa mission, la bibliothèque en tant qu’institution doit également se transformer pour intégrer la problématique de l’appropriation. Elle se doit ainsi d’investir des dispositifs physiques et numériques susceptibles d’accueillir les pratiques récentes et existantes tout en en favorisant de nouvelles. Nous porterons la réflexion sur cet équilibre entre dispositif et usage nécessaire à tout lieu de savoir.

Intervenants :

  • Benoît Epron, chercheur à l’Enssib, Responsable du Master Publication numérique
  • Catherine Bernier et Nino Gabrielli (Bibliothèque de l’Université de Montréal)


16 mars 2017 :
Journalisme (faire métier de journaliste dans l’environnement numérique)

Depuis les premières publications en ligne des journaux à la fin des années 90, les médias se sont  adaptés à la nouvelle donne médiatique. Leur arrivée sur Internet et sur le web est marquée par plusieurs évolutions majeures, comme les nouvelles formes d’écritures (hypertexte, vidéo, webdocumentaire, microblogging) accompagnant les pratiques émergentes de consommation de l’information. Plus significatifs, des phénomènes tels que le référencement des journaux par Google, leur éditorialisation par Google News et à partir des années 2010, leur circulation massive de plus en plus fragmentée via les réseaux sociaux ou, plus récemment, leur intégration et leur personnalisation dans les newsfeed de Facebook ont défini un nouvel environnement redistribuant les rapports de pouvoir et d’autorité dont ils bénéficiaient. La controverse actuelle autour des fake-news et des dispositifs de fact-checking est à ce titre révélatrice d’une crise de l’éditorialisation, que cette séance se propose d’interroger en examinant les stratégies mises en œuvre par les différents acteurs pour négocier cette transition.

Intervenants :

  • Denis Teyssou (@dteyssou), journaliste et Responsable du MediaLab de l’Agence France Presse (AFP) depuis juin 2007.
  • Juliette Maeyer (@juliettedm) professeure adjointe au département de Communication de l’Université de Montréal

6 avril  2017 :
L’archive éditorialisée (de la ressource originale à son appropriation)


20 avril 2017 :


1er juin 2017 :
Éditorialisation de l’espace : de l’écriture à l’architecture

 

 

 

Séminaire Écritures numériques et éditorialisation

logo-editorialisationLes technologies numériques ont profondément changé notre culture. Il ne s’agit pas simplement de nouveaux outils mis à notre disposition : les pratiques numériques ont modifié notre façon d’habiter le monde. L’analyse du monde numérique doit donc être en premier lieu une réflexion sur la culture numérique et non seulement sur les outils. Pareillement, avec le changement des supports, des modalités de publication, des mécanismes de visibilité, d’accessibilité et de circulation des contenus, c’est l’ensemble de notre rapport au savoir qui se trouve remis en question.

En particulier, dans l’espace d’action qu’est aujourd’hui Internet, l’écriture occupe une place centrale. L’espace du web est un espace d’écriture. Interroger les pratiques d’écriture à l’ère numérique devient donc fondamental. Qu’est-ce qu’écrire ? Quelles sont aujourd’hui les modalités de l’écriture ? Quels sont les dispositifs de structuration et d’agencement des contenus en ligne ? Que devient l’auteur ? Quels modèles économiques faut-il imaginer ?

Autant de questions auxquelles le séminaire voudra apporter réponse, en développant une réflexion théorique qui s’appuiera sur l’examen d’un certain nombre de cas d’étude significatifs dans le domaine des pratiques de l’écriture numérique.

L’équipe de recherche responsable du séminaire a été fondée en 2008 par Gérard Wormser et Marcello Vitali Rosati.
Le laboratoire Dicen-IDF, dans le cadre des travaux de l’axe 4, a rejoint l’organisation et l’animation du séminaire depuis la rentrée 2015.

L’activité du séminaire a contribué à la définition et à la diffusion du terme « éditorialisation ».

Éditorialisation : Ensemble des pratiques d’organisation et de structuration de contenus sur le web. Ces pratiques sont les principes de l’actuelle production et circulation du savoir. La différence principale entre le concept d’édition et celui d’éditorialisation et que le dernier met l’accent sur les dispositifs technologiques qui déterminent le contexte d’un contenu et son accessibilité.

Toutes les séances sont conduites en duplex avec l’université de Montréal, et le séminaire recourt au dispositif PolemicTweet, qu permet de suivre le fil Twitter, de le catégoriser et le synchroniser avec la captation vidéo.

Le Profil : une passerelle entre passé et présent

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Journée d’étude

Journée consacrée à la présentation des travaux réalisés pendant l’année de préfiguration du projet PROFIL (Partage,Reconstitution et Organisation de Fictions identitaires en Ligne), dans le cadre du labex Passés dans le présent

20 mai 2015, MAE, Université Paris Ouest, Nanterre

Programme

10h Louise Merzeau Ouverture
10h30 Camille Paloque-Berges et Haud Gueguen Généalogie de la notion de profil
11h35 Lionel Barbe et Antoine Courtin Profils fictifs de personnages publiques sur Twitter : entre communication et médiation
12h10 Aranthell 14-18 : mise en scène de l’archive, création au service de la mémoire
Pause déjeuner
14h30 Nicolas Sauret Typologie des dispositifs profilaires d’éditorialisation
14h50 Gilles Bertin Éléments de techniques de narration et de genèses de personnages en fiction
15h10 Table ronde animée par Nicolas Sauret Du profil fictif à la fiction participative : rencontre avec des joueurs-auteurs d’Anarchy.fr
15h50 Julien Hage Des matériaux « historiques » numériques pour les profils ? : biographèmes, régimes d’historicité et présence numérique

• Archive du fil Twitter
• Les captations vidéos seront mises en ligne sur le carnet de recherche du projet

Nouvel ouvrage : Wikipedia, objet scientifique non identifié

imageParmi les dix premiers sites visités au monde, Wikipédia est désormais d’un usage courant dans le milieu éducatif et scientifique. Mais quelles sont exactement les relations que les chercheurs ont nouées avec la plus célèbre encyclopédie participative et collaborative en ligne ? Tel est l’objet de ce livre collectif et interdisciplinaire, où alternent études de cas et réflexions transversales.
En observant la participation des chercheurs et experts à Wikipédia, l’ouvrage cherche notamment à identifier des enjeux en termes d’intermédiation des savoirs, de structuration et de reconnaissance d’un champ ou de diffusion de la culture scientifique. Il a aussi pour ambition de présenter les problématiques soulevées par les chercheurs qui se sont saisis de Wikipédia en tant qu’objet de recherche, pour étudier la transformation des formes de savoir, les processus d’élaboration des articles et la gouvernance de l’encyclopédie. Ce tour d’horizon revient pour finir sur les modes d’utilisation de Wikipédia par les chercheurs et les enseignants dans le cadre de leur activité scientifique ou pédagogique, pour en saisir aussi bien les modalités effectives que les représentations relevant du discours ou de l’imaginaire.
Les douze contributions qui composent cet ouvrage en attestent : Wikipédia est bien un objet scientifique émergent, et les auteurs ici réunis nous aident à mieux l’identifier.

Ouvrage dirigé par Lionel Barbe, Louise Merzeau et Valérie Schafer

Presses universitaires de Paris Ouest, 2015
colection « Intelligences numériques », 216 pages
ISBN : 978-2-84016-205-6
Diffusion PUF
parution le 4/03/2015

Sommaire
Journée d’étude à l’origine de l’ouvrage

Dispositifs de lecture savante (humanisme et numérique)

JE-lecture-savante-affiche-ptQu’est-ce qu’une pratique savante de lecture au XXIe siècle ? Quels sont les dispositifs qui la rendent possible ? Comment se redéfinit-elle dans la culture de l’internet et des données ? Autant de questions qui seront posées lors de cette rencontre sur l’évolution de nos pratiques de lecture, autour des effets de rupture ou de continuité avec les modèles hérités de l’ordre des livres.

Organisée par le laboratoire Dicen-IDF (axe 4), l‘UMR 7041 ArScAn-THEMAM et l’UFR Phillia de l’université Paris ouest Nanterre La Défense, en partenariat avec l’Iri, Sens Public et l’université de Montréal, cette journée d’étude tiendra lieu de séminaire du laboratoire Dicen-IDF.

À partir de 17h, la rencontre sera prolongée par le séminaire Écritures numériques et éditorialisation (Iri / Sens Public / Université de Montréal) en liaison vidéo avec le Canada.

Argumentaire

L’arrivée de l’informatique dans la pratique courante des chercheurs en sciences humaines a suscité de nombreuses études sur les dispositifs et l’imbrication des facteurs techniques et cognitifs dans la construction d’une relation active aux textes. La banalisation progressive des équipements informatiques a ensuite remisé au second plan ces investigations, comme si la question de l’appropriation intellectuelle des outils devait désormais passer après celle de leur effets sociaux.
Pourtant, si elle est devenue la règle, l’adoption du support numérique dans les pratiques d’étude est loin de s’être stabilisée en un modèle normalisé, sauf à considérer comme référentiel les seules contraintes de l’industrie et du marché.
Alors que tous les lecteurs savants pratiquent désormais la lecture en ligne via divers terminaux, il paraît nécessaire de reprendre le questionnement théorique de nos technologies intellectuelles, pour les situer dans une histoire longue des dispositifs, et interroger ce qui se transmet à travers notre environnement de travail.
L’enjeu n’est pas seulement de replacer les manières de faire des lecteurs du XXIe siècle dans l’héritage d’une tradition humaniste où l’ordre des livres a fermenté. Il est aussi de reconsidérer la culture naissante des data à l’aune de cette archéologie. L’atomisation des documents en données mobilisables et calculables encourage en effet le retour d’un discours sur la dématérialisation qui nous paraît devoir être combattu. À l’opposé de l’idéalisme que ranime la désolidarisation des supports et des contenus, cette journée d’étude entend examiner la solidarité des dispositifs et des dispositions, y compris dans les environnements dits « virtuels », dont l’affordance n’est pas moins déterminante.
Ce faisant, notre ambition est d’interroger la survivance ou la réinvention d’une pratique savante de la lecture, dont il faudra redéfinir les spécificités. Citation, annotation, glose, exégèse, confrontation, bifurcation… autant d’opérations intellectuelles dont il faut décrire les effets de permanence et les évolutions.

Programme
  • 9h-9h30 Accueil et ouverture par Louise Merzeau
  • 9h35-10h15 Christian Jacob : Nouvelles Alexandries : lire à l’âge du numérique
  • 10h20-11h : Emmanuël Souchier : La délégation des savoirs et la lecture savante aux seuils de la polyphonie énonciative
  • 11h05-11h45 : Jean-François Bert : Écrire à la marge : Marcel Mauss, un anthropologue paradoxal
  • 11h50-12h30 : Elena Pierazzo : L’édition comme représentation
  • 14h-14h40 : Milad Doueihi : Le Savant parmi les machines
  • 14h45-15h25 : Philippe Aigrain : L’écriture dans la lecture savante : annotation, remix et traduction
  • 15h25-16h05 : Evelyne Broudoux : Les ressorts du lien hypertexte

Séminaire Écritures numériques et éditorialisation (Sens Public, Iri, Cité – Université de Montréal)

  • 17h : Ressources et documentation pour la recherche : Introduction
  • 17h10-17h30 Vincent Larivière
  • 17h30-17h50 Stéphane Pouyllau

logo-pdf Programme et résumés

Captation vidéo #1 :  matinée (à partir de 9h30)

Captation vidéo #2 :  après-midi (à partir de 14h)

Captation vidéo #3 : (à partir de 17h France – 11h Canada)
Séminaire Écritures numériques et éditorialisation

Archive du livetweet
Partenaires

Journée d’étude organisée par le laboratoire Dicen-IDF (Louise Merzeau), l’UMR 7041 ArScAn-THEMAM (Aurélien Berra et Anne Videau) et l’UFR Phillia de Paris Ouest Nanterre La Défense (Olivier Renaut), en partenariat avec l’Iri, Sens Public et l’université de Montréal.

Informations pratiques

horaires, modes d’accès, plan

images
Éditorialisation collective par les étudiants
logo Lecture Savante

Cet événement a fait l’objet d’un travail d’éditorialisation collective par les étudiants de 1re année du master Communication rédactionnelle dédiée au multimédia de l’université Paris Ouest.
Le dispositif en ligne qu’ils ont conçu et réalisé (affiche, interviews vidéos, glossaire, bio-bibliographies, enquête, iconographie, reportage photo…) est accessible à partir de ce portail.

PROFIL : Partage, Reconstitution et Organisation de Fictions Identitaires en Ligne

Le projet PROFIL (Partage, Reconstitution et Organisation de Fictions Identitaires en Ligne) porté par l’axe 4 du laboratoire Dicen-IDF vient d’être admis à rejoindre, en tant que projet de préfiguration, le Labex Les Passés dans le présent de l’université Paris Ouest Nanterre La Défense.

Le labex Les passés dans le présent : histoire, patrimoine, mémoire  porte sur la présence du passé dans la société contemporaine. Il s’attache plus spécifiquement à comprendre les médiations de l’histoire à l’ère du numérique, les politiques de la mémoire, les appropriations sociales du passé en amont et en aval des politiques patrimoniales.

visuel-PROFILLe projet consiste à concevoir un dispositif de construction de profils à partir de traces individuelles extraites de ressources conservées dans des collections patrimoniales numérisées ou « nativement » numériques. Les profils seront construits par extraction de données, enrichissements documentaires et prolongements fictionnels, selon des modalités empruntant à la fois au  Web social (crowdsourcing) et au Web des données (datamining), en appliquant des techniques de narration documentaires et fictionnelles.
La finalité d’un tel projet est triple :
•    revisiter le concept de profil tel que l’ont modélisé les industries numériques de l’identité. Entièrement anonymisé, le profil sera envisagé non comme l’empreinte enregistrée d’un individu, mais comme un écosystème transmédiatique résultant d’une éditorialisation collective.
•    favoriser l’appropriation sociale du passé, en explorant les possibilités de redocumentarisation de fonds d’archives, dans une démarche impliquant chercheurs en sciences humaines, archivistes et documentalistes, auteurs et amateurs.
•    expérimenter de nouveaux modèles de collecte et de constitution de corpus, adaptés à la granularité et la mobilité de l’environnement numérique.

Responsable du projet
Louise MERZEAU, Maître de conférences HDR (sciences de l’information et de la communication), Directrice du laboratoire Traitement et appropriation des connaissances par les TIC (TACTIC)
Nicolas SAURET, Responsable projets media et éditorialisation, Institut de recherche et d’innovation (IRI), Centre Pompidou

Partenaires au sein du labex  
Bibliothèque de Documentation Internationale Contemporaine (BDIC)
Bibliothèque nationale de France (BnF)

Autres partenaires associés
Traitement et appropriation des connaissances par les TIC (Tactic / Dicen-IDF, EA4420)
Institut de recherche et d’innovation (Iri)
Institut national de l’audiovisuel (Ina), dépôt légal du web

Durée : 12 mois

Conférence de Serge Proulx

sergeproulxÀ l’initiative de l’axe 4, Dicen-IDF accueillera le 18 novembre prochain Serge Proulx, pour une conférence intitulée Enfants, Ados, Adultes, Web…Pour une éducation critique au monde numérique.

Serge Proulx est professeur à l’université du Québec de Montréal et professeur associé à Télécom ParisTech.

Accès libre sans réservation

[mise à jour 19/11/ 2013]
Résumés de la conférence et de la discussion qui lui a succédé :

Wikipédia : objet scientifique non identifié


Visualisation de la communauté #wosni sur Twitter par Bluenod

5 juin 2013  9h-18h

Institut des Sciences de la Communication du CNRS (ISCC)
20 rue Berbier-du-Mets – 75013 Paris
Entrée libre sur inscription (capacité limitée à 60 personnes) :">
lionel.barbe@u-paris10.fr et valerie.schafer@iscc.cnrs.fr

Projet WEUSC (Wikipédia : évaluation et usages des savoirs collaboratifs)
porté par Lionel Barbe (MCF, Université Paris Ouest Nanterre La Défense, laboratoire Dicen-IDF, équipe Tactic)
Programme financé dans le cadre des Projets Exploratoires en Sciences de la Communication du CNRS

Cette journée souhaite analyser les rapports que scientifiques et sciences entretiennent avec Wikipédia autour de trois problématiques :

  • la place de l’expertise et celle du chercheur contributeur ou expert dans Wikipédia ;
  • celle de la gouvernance de Wikipédia, de ses régimes d’édition, de ses enjeux de neutralité, de ses sources ;
  • celle enfin de Wikipédia comme objet de recherche, de corpus ou terrain d’analyse.

Les sciences dans Wikipédia, Wikipédia dans les sciences… un programme de journée “librement distribuable que tout le monde peut améliorer”… le jour même en contribuant directement aux discussions et via Twitter (mot-dièse #Wosni).

Antonio Casilli  Dominique Cardon
Antonio Casilli et Dominique Cardon – Photo Louise Merzeau CC BY-NC-SA

Programme

Matinée

  • 9h00 > 9h15 : Lionel Barbe (MCF en SIC, Université Paris Ouest Nanterre La Défense, Dicen-IDF – Tactic) : Introduction de la journée
  • 9h15 > 9h35 : Antonio Antonio Casilli (MCF Télécom ParisTech – chercheur Centre Edgar-Morin EHESS) : Le chercheur, le wikipédien et le vandale


Antonio Casilli par Revue-HERMES

  • 9h40 > 10h00 : Evelyne Broudoux (MCF en SIC, Cnam, Dicen-IDF) : Recherches sur Wikipedia : un état de l’art
  • 10h00 > 12h30 : 1re table ronde : Place(s) et statut(s) des experts
    Modération : Louise Merzeau (MCF-HDR en SIC, Université Paris Ouest, Dicen-IDF – Tactic)
    Avec :

–     Jean-Lou Justine (Professeur, Muséum National d’Histoire Naturelle) : Wikipédia, Wikimédia, Wikispecies et la parasitologie : le témoignage d’un chercheur « expert », mais débutant dans Wikipédia ;

–     Régine Fabri (Chef de travaux, gestionnaire de la bibliothèque du Jardin botanique national de Belgique) : Chercheur en botanique, contributeur et utilisateur de Wikipédia, un défi à relever;

Pause

–     Alexandre Moatti (Ingénieur en chef des Mines, chercheur associé à Paris-VII) : Les postures d’opposition à Wikipédia en milieu intellectuel et culturel ;

–     Carol Ann O’haré (Chargée de la mission recherche et enseignement, Wikimedia France) : La place des chercheurs et des experts dans Wikipédia ;

–     Gilles Sahut (PRCE documentation, IUFM Midi-Pyrénées, Université de Toulouse 2, Laboratoire d’études et de recherches appliquées en sciences sociales) : Les étudiants face aux incertitudes de l’édition collaborative : enquête sur les opinions et connaissances informationnelles à propos de Wikipédia.

Discussion

  • 12h30 > 14h00 : Pause déjeuner


Carol Ann O’haré, Pierre Carl Langlais – Photo Louise Merzeau CC BY-NC-SA

Après-midi 

Animation : Mélanie Dulong de Rosnay (Chargée de recherche, ISCC)

  • 14h15>14h45 : La gouvernance de Wikipédia, par Dominique Cardon (Directeur de recherche, Orange Labs)


Dominique Cardon par Revue-HERMES

  • 14h45>16h00 : 2e table ronde : Gouvernance de Wikipédia
    Modération : Valérie Schafer (Chargée de recherche, ISCC)
    Avec :

–     Pierre Carl Langlais (Doctorant en science de l’information et de la communication attaché au GRIPIC, Paris-IV) : {{Référence nécessaire}} – genèse d’une norme wikipédienne (2003-2009), par ;

–     Pierre Willaime (Doctorant, laboratoire d’Histoire des Sciences et de Philosophie Archives Henri Poincaré, UMR 7117 CNRS / Université de Lorraine) : Quelle expertise pour Wikipédia ? ;

–     Alexandre Hocquet (Professeur, Université de Lorraine) :Wikipédia en tant que forum : une analyse ethnographique de la production d’articles.

Discussion

Pause


Robert Viseur, Ilhem Allagui, Celine Poudat – Photo Louise Merzeau CC BY-NC-SA

  • 16h15>17h45 : 3e table ronde : Corpus et terrains
    Modération : Camille Paloque-Berges (Chercheuse, Dicen, Cnam)
    Avec :

–     Célilne Poudat (Maître de conférences, Université Paris XIII, laboratoire LDI) : Wikipédia comme corpus. Présentation des travaux du groupe NouvCom et du projet CoMeRe de l’IR Corpus écrits ;

–     Ilhem Allagui (Professeure- Université Américaine de Sharjah- Emirats Arabes Unis) : Wikipedia Arabe: Cartographie, Enjeux et Perspective ;

–     Robert Viseur, (Ingénieur de recherche Senior CETIC, Charleroi, Assistant, Faculté Polytechnique UMONS) : Collecter des données sur Wikipédia: application à la création d’une base de données biographiques.

Discussion

  • 17h45>18h00 : Lionel Barbe : Conclusion de la journée

Comité scientifique :

  • Lionel Barbe (Maître de conférences, Université Paris Ouest Nanterre La Défense, Dicen-IDF, Tactic)
  • Evelyne Broudoux (Maître de conférences, Cnam, Dicen-IDF,)
  • Dominique Cardon (Directeur de recherche, Orange Labs)
  • Régine Fabri (Chercheuse, National Botanic Garden of Belgium)
  • Hervé Le Crosnier (Maître de conférences HDR, Université de Caen, ISCC)
  • Mélanie Dulong de Rosnay (Chargée de recherche, ISCC)
  • Alain Lelu (Professeur, Université de Franche Comté, ISCC)
  • Louise Merzeau (Maître de conférences HDR, Université Paris Ouest Nanterre La Défense Dicen-IDF, Tactic)
  • Camille Paloque-Berges (Chercheuse, Cnam, Dicen-IDF)
  • Jacques Perriault (Professeur émérite, Université Paris Ouest Nanterre La Défense, Dicen-IDF, Tactic – ISCC)
  • Valérie Schafer (Chargée de recherche, ISCC)

Télécharger le programme en pdf

Texte de l’appel à communication

 

Ateliers du dépôt légal du Web

Pour la 3e année consécutive, l’axe 4 « Traçabilité, identités et mémoires numériques » reconduit son partenariat avec l’Ina pour le pilotage des ateliers de recherche méthodologique sur le dépôt légal du web dans le domaine de l’audiovisuel.
Ces ateliers visent à aborder avec des chercheurs, des praticiens de l’archivage et des professionnels de l’information et des médias les questions liées à une utilisation du web et de son archive à des fins d’études et de recherche.
Lors des trois saisons précédentes, les ateliers ont ainsi reçu de nombreux chercheurs de renom comme M. Doueihi, D. Cardon, P. Mounier, A. Gunthert, P. Peccatte, O. Ertzscheid, C. Bertho, J. Jouet, S. Parasie, C. Méadel, ainsi que des professionnels comme H. Brusini, R. Amit, S. Gordey, D. Teyssou, A. Carou ou O. Landau…
Pour cette nouvelle saison, nous inaugurons une formule qui verra les ateliers se dérouler d’abord hors les murs, afin de présenter et discuter, dans le cadre de séminaires universitaires, les enjeux, perspectives et projets liés à l’archivage du web par l’Ina.
Le séminaire interne du laboratoire Dicen recevra ainsi en décembre les responsables des ateliers pour confronter points et vues, méthodes et questions. Les séances publiques in situ commenceront quant à elles en janvier, au rythme d’un vendredi par mois.
La première de ces séances sera consacrée aux enjeux du droit d’auteur et de la copie en tant qu’ils impactent l’archivage du web.