Archives décembre 2015

    • Nouveaux collectifs de coproduction de corpus numériques
    • Publié le 7 mars 2016 par Lisa Chupin dans
    • Journée d’étude 7 mars 2016 Nouveaux collectifs de coproduction de corpus numériques :  communs de la connaissance, communautés épistémiques et au-delà Sur Twitter : #nccpcn Inscription demandée pour faciliter l’organisation : avant le 28 février 2016 (voir bas de page) La journée aura lieu en salle 21.2.23 (Veuillez noter le changement par rapport à la salle initialement annoncée) Texte de cadrage Nous souhaitons réunir des chercheurs proposant des approches complémentaires pour saisir les enjeux des situations où des collectifs d’acteurs coproduisent et constituent des corpus numériques élaborés à des fins de conservation et de valorisation patrimoniale ou de production de connaissances scientifiques. Qu’il s’agisse de bases de données, bases bibliographiques, collections numériques ou corpus annotés, ces ensembles sont le plus souvent issus de la numérisation de documents (documents d’archive, collections patrimoniales de bibliothèques, d’archives ou de musées). La constitution de ces corpus numériques requiert la coopération et la collaboration de différents acteurs issus d’institutions culturelles et des milieux de la recherche, mais aussi parfois la contribution directe d’internautes par l’intermédiaire de plateformes numériques, qui médiatisent des pratiques de partage d’information (Proulx, Garcia, Heaton, p. 2) dont il s’agira de questionner les spécificités. Nous souhaitons fédérer des réflexions caractérisant ces pratiques individuelles et collectives mobilisées autour de la constitution et de l’exploitation de ces nouveaux dispositifs de médiation de l’information scientifique et du patrimoine numérisé. Pensons, par exemple, aux plateformes de crowdsourcing orientées vers des projets patrimoniaux (Ridge, 2014) ou académiques (Dunn et Hedges, 2014). Ces travaux participent à la compréhension de l’émergence de nouveaux publics des institutions culturelles et de nouveaux processus de patrimonialisation ; ils participent aussi à la compréhension des collectifs impliqués dans la production des savoirs mobilisant des corpus librement partagés (en science de la nature, histoire, généalogie). Les réflexions issues de différentes disciplines – notamment : sociologie et histoire des sciences et des techniques, anthropologie, sciences de l’information et de la communication – pourront nous aider à questionner les enjeux et les pratiques de ces nouveaux collectifs à partir de différentes problématiques, en particulier : en quoi les pratiques de ces collectifs peuvent-elles constituer de nouveaux « communs de la connaissance »? Conduisent-elles à la production de nouvelles interprétations des documents et corpus numérisés ? Nous serons attentifs notamment aux thématiques suivantes : les rapports de pouvoir et de savoir entre acteurs impliqués dans la co-construction de corpus ; la spécificité des pratiques documentaires qu’ils mobilisent ; les relations de ces collectifs aux communautés, organisations et réseaux épistémiques déjà existants ; les formes des mobilisations et des dispositifs utilisés pour constituer les corpus ; ou encore, les formes d’appropriation et d’interprétation des documents par les différents publics qui les utilisent, tout au long de la constitution des corpus et aussi, une fois qu’ils sont stabilisés. Programme 9h30 Accueil 9h45 Introduction 10h-11h10 Première session Nouveaux collectifs de coproduction de corpus numériques : communs de la connaissance, communautés épistémiques et au-delà Discutante : Florence Millerand (UQAM, LabCMO) – Serge Proulx (Professeur associé Télécom ParisTech, Professeur UQAM, LabCMO) « Éléments de définition de la catégorie « communautés épistémiques ». Pour penser […]
    • Séminaire Écritures numériques et éditorialisation
    • Publié le 19 décembre 2015 par Louise Merzeau dans
    • Les technologies numériques ont profondément changé notre culture. Il ne s’agit pas simplement de nouveaux outils mis à notre disposition : les pratiques numériques ont modifié notre façon d’habiter le monde. L’analyse du monde numérique doit donc être en premier lieu une réflexion sur la culture numérique et non seulement sur les outils. Pareillement, avec le changement des supports, des modalités de publication, des mécanismes de visibilité, d’accessibilité et de circulation des contenus, c’est l’ensemble de notre rapport au savoir qui se trouve remis en question. En particulier, dans l’espace d’action qu’est aujourd’hui Internet, l’écriture occupe une place centrale. L’espace du web est un espace d’écriture. Interroger les pratiques d’écriture à l’ère numérique devient donc fondamental. Qu’est-ce qu’écrire ? Quelles sont aujourd’hui les modalités de l’écriture ? Quels sont les dispositifs de structuration et d’agencement des contenus en ligne ? Que devient l’auteur ? Quels modèles économiques faut-il imaginer ? Autant de questions auxquelles le séminaire voudra apporter réponse, en développant une réflexion théorique qui s’appuiera sur l’examen d’un certain nombre de cas d’étude significatifs dans le domaine des pratiques de l’écriture numérique. L’équipe de recherche responsable du séminaire a été fondée en 2008 par Gérard Wormser et Marcello Vitali Rosati. Le laboratoire Dicen-IDF, dans le cadre des travaux de l’axe 4, a rejoint l’organisation et l’animation du séminaire depuis la rentrée 2015. L’activité du séminaire a contribué à la définition et à la diffusion du terme « éditorialisation ». Éditorialisation : Ensemble des pratiques d’organisation et de structuration de contenus sur le web. Ces pratiques sont les principes de l’actuelle production et circulation du savoir. La différence principale entre le concept d’édition et celui d’éditorialisation et que le dernier met l’accent sur les dispositifs technologiques qui déterminent le contexte d’un contenu et son accessibilité. Toutes les séances sont conduites en duplex avec l’université de Montréal, et le séminaire recourt au dispositif PolemicTweet, qu permet de suivre le fil Twitter, de le catégoriser et le synchroniser avec la captation vidéo. Programme Le site du séminaire les archives PolemicTweet du séminaire
    • Du chamanisme aux avatars numériques : gestes et passages entre les mondes
    • Publié le 16 décembre 2015 par Étienne Armand Amato dans
    • Séance commune entre le séminaire « Indian Gestothèque » de l’ENSCI-Les Ateliers et le projet thématique « Avatar immersif en réalité simulée » (Confluence, heSam, DICEN-IDF) Mercredi 16 décembre 2015 de 17h à 20h A  l’ENSCI, Les Ateliers 48 Rue Saint-Sabin, 75011 Paris * Accès gratuit sur simple réservation :  http://bit.ly/1lIDeeW «Du chamanisme aux avatars numériques : gestes et passages entre les mondes » 17h : Ouverture et présentation de la séance par Armand Behar, artiste, enseignant et directeur des programmes Création et Technologie contemporaine, ENSCI-Les Ateliers. http://www.ensci.com/blog/phenorama 17h15 : « A propos d’Andrea – gestes et récits », par Natacha Nisic, artiste plasticienne et cinéaste, auteure du « catalogue de gestes » (1995) 17h35 : « Du chamanisme aux avatars numériques, quels passages entre les mondes ? » par Anne Dubos, anthropologue (Lutin-Userlab) et Visual Artist (Little Heart Movement), dont la recherche problématise la transmission du geste et ses possibles représentations numériques. 17h55 : Discussion intermédiaire suivie d’une pause 18h30 : « Esthétique du passage entre le réel et le virtuel : illusionnisme et présence » par Judith Guez, artiste – chercheuse en réalité virtuelle et mixte, associée à l’équipe Image Numérique et Réalité Virtuelle (INREV) de l’Université Paris 8. 18h50: « Performer la condition numérique par l’avatar : de l’immersion intensive au jumelage des corps », par Claire Sistach, artiste numérique et cyberexploratrice et Soizic Sanson, artiste numérique et vidéaste. 19h10-20h : Discussion finale suivie d’un dialogue avec la salle Questionnement de cet interséminaire Depuis l’aube de l’humanité, le voyage imaginaire ou symbolique des mondes parallèles par l’intermédiaire d’entités secondes ou originales semble une constante chez l’homme. Mobilisant des gestes et des pratiques aux techniques corporelles adaptées, les cultures humaines nous offrent un panel d’exemples qui interrogent la relation à des objets de médiation entre les mondes. Ce séminaire sera l’occasion de présenter des cas d’observation ethnographiques où les techniques du corps les plus traditionnelles seront mises en regard des performances immersives les plus connectées. Il sera dans ce contexte utile de saisir en quoi la démarche artistique, en observation ethnographique ou expérimentation numérique, peuvent ouvrir de nouvelles perspectives à la production de savoirs, voire régénérer l’investigation universitaire ou la création industrielle. Indian Gestothèque
 : archive du geste théâtral entre notation et captation numérique http://www.ensci.com/blog/phenorama/2015/11/01/nouveau-programme-indian-gesthoteque/   L’étude des théâtres indiens met en évidence la variation des techniques de jeu de l’acteur dans le temps et dans l’espace. D’une ville à l’autre, d’une école à l’autre, on observe des modulations dans les techniques de jeu. La recherche d’Anne Dubos, anthropologue et artiste, accueillie en résidence au sein de la plateforme d’expérimentations phénOrama/Ensci – Les Ateliers, tend à mesurer les conséquences et les enjeux de traçabilité du geste de l’acteur au sein des politiques patrimoniales de conservation. Au-delà de la conception d’une méthode d’analyse graphique appliquée à la transmission du geste de l’acteur, l’enjeu de son travail repose sur la génération de nouveaux outils d’archivage en 2, 3 ou 4 dimensions du geste de l’acteur. Elle a pour objectif de constituer une bibliothèque interactive de gestes numériques. A la croisée des compétences disciplinaires (anthropologie, performance, arts visuels, arts numériques, biomécanique, informatique, neurosciences, psychologie cognitive, géographie), le séminaire de recherche Indian Gesthothèque, permettra à une équipe transdisciplinaire de collaborer en vue d’enrichir les capacités de chacun dans la conception d’un problème commun : la captation du geste […]