Archives mai 2015

    • Ouverture du séminaire fabriques de mémoires (fab’mem)
    • Publié le 26 mai 2015 par Claire Scopsi dans axe1
    • En marge du projet « Passerelle de Mémoires d’île de France » (http://passerelle.hypotheses.org/) qui élabore une plateforme numérique d’outils pédagogiques et méthodologiques destinés aux porteurs de projets de collectes de mémoires, le séminaire fab’mem s’adresse aux archivistes, documentalistes, historiens amateurs, documentaristes, artistes, étudiants, chercheurs, animateurs, artistes, associations ou particuliers concernés par les entretiens oraux, les collectes de témoignages et de documents destinés à construire une mémoire. Il propose aux praticiens et aux théoriciens  d’aborder la collecte de mémoire filmée comme un genre en soi comportant ses contraintes, ses modes d’élaboration et pouvant conduire à des formes de narrations spécifiques. En effet, le numérique modifie les conditions de captation en offrant des matériels de plus en plus abordables et massivement appropriés par le public amateur. Le Web 2.0 offre aux témoignages filmés des possibilités de valorisation peu coûteuses. On observe donc, dans les projets en cours, une tension entre l’objectif de préservation d’une mémoire « pour l’histoire ou la micro histoire » et l’objectif de donner à voir cette mémoire selon les normes professionnelles du récit audiovisuel. Entre image-preuve et image-spectacle, quel espace d’innovation peut-on ménager pour la valorisation des mémoires ? Il s’agit donc de  questionner la pertinence, les limites et les potentialités de l’outil audio-visuel dans ce que Ricoeur nomme la « représentation historienne », c’est-à-dire dans la construction narrative et rhétorique d’une relation des faits passés. 1ère séance : L’articulation entre récit et document oral : les récits de mémoire filmés sont-ils des documents ou des fictions ?  mardi 26 mai 2015,  16h30-19h00 Au Conservatoire des Arts et Métiers, salle 31.1 .53 2, rue Conté – 75003 Paris M° Arts et Métiers Accès libre, merci de confirmer votre inscription à : Intervenants : Rémy Besson, historien, Post-doctorant à LLA-CREATIS, Toulouse 2 – Le Mirail. « Du montage du film Shoah (1985), à la réalisation d’une archive en ligne.». http://remybesson.blogspot.fr/ Roselyne Orofiamma psychosociologue et chercheur (Cnam), http://cdft.cnam.fr/ressources-/bibliographies-et-dossiers/dossiers-auteurs/publications-de-roselyne-orofiamma-713523.kjsp Lorsqu’elle a recours à l’audiovisuel, comment la « représentation historienne » (Paul Ricoeur), peut-elle résoudre la tension entre la préservation de la mémoire ou du témoignage et sa mise en spectacle sur le web, sur un écran de cinéma ou de télévision, dans une scénographie d’exposition, de musée ou une installation artistique? Les praticiens de l’histoire orale refusent la mise en scène pour rechercher une neutralité de forme et la capture d’une parole authentique, mais celle-ci n’est-elle pas illusoire ?  A l’inverse Régine Robin (1986) proclame, contre les formes stéréotypées des récits de vie, que « seule la fiction permet de dire du vrai » et revendique des récits qui prennent en compte le langage comme matière signifiante. L’entretien de mémoire filmé et sa valorisation publique accentuent le risque de « fausse nouvelle » (Marc Bloch) tout comme la conscience de porter au public la mémoire d’un groupe peut contraindre le témoin à mettre en scène son récit. Ainsi, introduire un medium pour enregistrer, capter puis représenter un entretien, est un acte fort qui transforme le principe de collecte d’entretien pour l’histoire.  Quel est le rôle du récit de vie filmé dans la reconstruction d’un fait passé ? Quel type de récit le témoignaire peut-il […]
    • Le Profil : une passerelle entre passé et présent
    • Publié le 21 mai 2015 par Louise Merzeau dans axe4
    • Journée d’étude Journée consacrée à la présentation des travaux réalisés pendant l’année de préfiguration du projet PROFIL (Partage,Reconstitution et Organisation de Fictions identitaires en Ligne), dans le cadre du labex Passés dans le présent 20 mai 2015, MAE, Université Paris Ouest, Nanterre Programme 10h Louise Merzeau Ouverture 10h30 Camille Paloque-Berges et Haud Gueguen Généalogie de la notion de profil 11h35 Lionel Barbe et Antoine Courtin Profils fictifs de personnages publiques sur Twitter : entre communication et médiation 12h10 Aranthell 14-18 : mise en scène de l’archive, création au service de la mémoire Pause déjeuner 14h30 Nicolas Sauret Typologie des dispositifs profilaires d’éditorialisation 14h50 Gilles Bertin Éléments de techniques de narration et de genèses de personnages en fiction 15h10 Table ronde animée par Nicolas Sauret Du profil fictif à la fiction participative : rencontre avec des joueurs-auteurs d’Anarchy.fr 15h50 Julien Hage Des matériaux « historiques » numériques pour les profils ? : biographèmes, régimes d’historicité et présence numérique • Archive du fil Twitter • Les captations vidéos seront mises en ligne sur le carnet de recherche du projet
    • Devenirs urbains, de Maryse Carmes et Jean-Max Noyer
    • Publié le 15 mai 2015 par Webmaster dans axe1
    • Le processus d’urbanisation est protéiforme. Les transformations qui affectent les écologies urbaines, en particulier sous les conditions de l’extension du milieu numérique sont profondes. La place grandissante des infrastructures des réseaux numériques et leurs traductions contrastées en termes d’organisation politique et économique, l’explosion de l’Internet des objets, la prolifération des interfaces nomades, et la production compulsionnelle de « Data », tout cela travaille les modes de gouvernance, les modes d’existence ainsi que les processus de subjectivation qui les accompagnent. En prenant comme point d’appui la question des « smart cities », des « data cities », cet ouvrage examine tout d’abord les tensions qui parcourent les divers modèles politiques, organisationnels des villes et le rapport entre interfaces urbaines et techno-politiques d’infrastructure décentralisée. En réunissant différentes perspectives (de chercheurs, d’urbanistes, de responsables de projets) et à partir de nombreux exemples à travers le monde, sont interrogées les formes d’actualisation des intelligences et des modes d’existence dans la « ville numérique ». Est notamment examinée la convergence entre la MOBIlité du téléphone devenu ordinateur et l’ubiQUITE d’Internet devenu 2.0 et ses effets urbains. L’analyse concrète de cas spécifiques (Ville de Rennes et Région Nord-Pas de Calais) dessine une réflexion sur l’évolution des gouvernances urbaines où se négocie une véritable rupture de l’économie politique des territoires. De façon plus théorique, de nouvelles notions pour dire les états successifs et en tension de l’urbanisation sont énoncées et discutées. Ouvrant sur la ville émotionnelle comme milieu de l’expérience de soi, une perspective anthropologique de l’intime invite à penser la ville comme agencement désirant, milieu riche de production de subjectivités, à la traversée de la prolifération des interfaces et objets nomades. Enfin, éloigné des réflexions sur les formes « datacentriques » de l’Urbain, un regard aigu est porté sur les pratiques urbaines, prises dans une autre histoire, en Algérie. De Maryse Carmes et Jean-Max Noyer, éd Presses des Mines — 10/2014 – ISBN : 978235671373 Voir plus : http://www.pressesdesmines.com/territoires-numeriques/devenirs-urbains.html#sthash.fTPBqdQL.dpuf